RAPPORT_FIN__PROJET_FONGDD_OSIWA._Ver.Finale. 2014

RÉPUBLIQUE DE GUINÉE
TRAVAIL-JUSTICE-SOLIDARITÉ

PROJET « RÔLE DE LA SOCIETE CIVILE DANS LE PROCESSUS DE RECONCILIATION NATIONALE : INTRODUCTION AU CONCEPT DE JUSTICE TRANSITIONNELLE».

RAPPORT DE FIN DE PROJET

REALISE PAR : FORUM DES ONG POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE (FONGDD)
APPUI TECHNIQUE ET FINANCIER:OPEN SOCIETY INITIATIVE FOR WEST AFRICA (OSIWA)

CONAKRY, JUILLET 2014

SOMMAIRE

N° TITRES
PAGES
I Introduction 3
II Contexte de mise en œuvre 3-4
III Rappel des Objectifs 4
IV Stratégie de mise en œuvre 4-5
V Résultats atteints 6-7
VI Quelques difficultés/contraintes/opportunités relevées 7-8
VII Perspectives 8
VIII Conclusion 8-9
IX Appel citoyen et extrait de quelques discours des autorités 10-11
X ANNEXES 13-31
A. Liste de l’équipe de projet 13
B. Listes des Experts Internationaux et nationaux 13
C. Liste des formateurs/formatrices nationaux 14
D. Liste des participants aux ateliers 15-31
1. Atelier du 29 au 31 août 2012 15-16-17
2. Atelier du 3 au 5 septembre 2012 17-18
3. Ateliers régionaux du 22 au 24 novembre 2012 : Kindia, Mamou, Labé, Kankan et N’Zérékoré. 18-24
4. Atelier de 26 au 28 novembre 2012 24-26
5. Atelier du 10 au 13 décembre 2012 27-29
6. Liste et contacts des Points focaux de région et préfecture 30-31

I.INTRODUCTION.
Le présent rapport porte sur l’ensemble des activités de formation des OSC et des professionnels de médias du pays. Ces activités s’inscrivent dans le cade de la mise en œuvre du projet de renforcement des capacités des OSC et des professionnels des médias sur la compréhension et l’appropriation du concept de : « JUSTICE TRANSITIONNELLE ET LA RECONCILIATION ». Un projet initié par le Forum des ONG pour le Développement Durable (FONGDD) et le Centre d’Etude pour le Commerce International et le Développement (CECIDE) avec l’appui technique et financier de l’ONG internationale Open Society Initiatives for West Africa (OSIWA). Ledit projet s’inscrit dans le cadre du processus de réconciliation initié par le gouvernement guinéen avec l’avènement de la troisième république suite aux élections présidentielles de décembre 2010.
Le processus de mise en œuvre des activités du projet a connu quatre étapes.A savoir :
 Etape I : la formation des professionnels de Médias ;
 Etape II : la formation des Formateurs et formatrices;
 Etape III : la formation des OSC et des Professionnels des Médias des régions/provinces administratives du pays au nombre de 07 ;
 Etape IV : la formation des OSC et des professionnels des Médias de la région spéciale de Conakry.

II. CONTEXTE DE MISE EN ŒUVRE DU PROJET.

L’évolution sociopolitique, culturelle et économique de la Guinée depuis son accession à l’indépendance en 1958 a été marquée par des séries d’évènements parfois douloureux avec de graves violations des droits humains.Ce qui a contribué à fragiliser le tissu social et à saper tous les efforts déployés pour bâtir un état de droit et une société démocratique.
Face à cette situation, plusieurs initiatives de réconciliation et de consolidation de la paix et de l’unité nationale ont été portées par divers acteursde la société (gouvernement, ONG, associations, leaders et communautés) ces dernières années.Et à chaque fois lavolonté des autorités à tous les niveaux à s’engager dans un processus de réconciliation nationale n’a pas fait défaut même si les objectifs visés n’ont jamais été atteints eu égard à la complexité des cas.

Mais pour y arriver, le gouvernement a besoin de l’apport des autres acteurs : institutions de la république, société civile, populations, partenaires techniques et financier.

Au nombre de ces acteurs, les organisations de la société civile, une des composantes dynamiques de la nation, constituée de compétences et de connaissances locales et qui sont dans une position idéale pour encourager les populations à participer aux activités de consolidation de la paix. Ce sont, bien souvent, ces organisations qui favorisent l’harmonie d’une communauté et qui concourent à l’instauration de nouvelles relations après un conflit, soit-il social ou politique.

Aussi, les leçons tirées des expériences de commissions vérité, justice et réconciliation dans beaucoup de pays ont-elles révélé que parallèlement à la Commission, ces organisations citoyennes non étatiques ont joué un rôle capital dans le sens de l’information et de la sensibilisation des populations et de l’apaisement des cœurs. Il n’est donc pas étonnant qu’en Guinée, les Organisations de la Société Civile (associations et ONG, y compris les médias), aient décidé d’œuvrer dans le même sens.

C’est dans cette dynamique que le Forum des ONG pour le Développement Durable « FONGDD » conjointement avec le CECIDE ont initié un projet afin de promouvoir l’appropriation de la politique et de la participation citoyenne et responsable au processus de l’édification nationale, d’une Guinée pacifiée et résolument tournée vers un Développement Durable.

L’importance de ce projet pour la Guinée aux yeux des partenaires a permis un soutien technique et financier de OSIWA, qui a su également mobilisé des partenaires clés du processus de réconciliation en Guinée autour du FONGDD. Il s’agit de la Commission Nationale Provisoire de Réconciliation et du Haut-Commissariat aux Droits de l’homme (HCDH).

Ainsi prenait forme le projet intitulé : « RÔLE DE LA SOCIETE CIVILE DANS LE PROCESSUS DE RECONCILIATION NATIONALE : INTRODUCTION AU CONCEPT DE JUSTICE TRANSITIONNELLE».

III. RAPPEL DES OBJECTIFS.
3. 1 Objectif général :
« Contribuer à accroitre les chances de succès du processus de réconciliation nationale en République de Guinée à travers le renforcement des capacités des acteurs de la société civile et les professionnels des médias sur les concepts de Justice Transitionnelle et la Réconciliation nationale ».
3. 2 Objectifs spécifiques :
• Doter les médias et les OSC des provinces de connaissances et compétences nécessaires pour une participation de qualité au processus de réconciliation nationale en cours en République de Guinée ;
• Améliorer la compréhension des médias et des OSC sur leurs responsabilités dans le succès du processus de réconciliation nationale ;
• Aider les médias et les OSC à mieux apprécier les spécificités de la société guinéenne et comment en tenir compte dans le processus et de communication et de comportement citoyen.
• Susciter de débats féconds et constructifs autour du processus de réconciliation nationale ;
• Identifier les poches de résistance au processus de réconciliation nationale ;
• Identifier les risques et opportunités du processus de réconciliation nationale en Guinée.

IV. STRATEGIE DE MISE EN ŒUVRE DE LA FORMATION.
Le caractère nouveau que revêt le Concept de Justice transitionnelle exigeait de l’ensemble des acteurs impliqués dans la mise en œuvre (formateurs/formatrices, facilitateurs et facilitatrices, personnes ressources) de privilégier la participation active des Cibles bénéficiaires en vue d’une meilleure compréhension du concept et de ses contours dans le contexte guinéen.
L’apprentissage par la méthode participative basée sur l’andragogique pour dérouler les sessions a été privilégiée avec l’utilisation des techniques appropriées dont entre autres : Les questions réponses et les commentaires, les témoignages, le brainstorming, le jeu de rôle, la mise en train et les travaux de groupes et les restitutions en plénières, Ces multiples et diverses techniques adaptées ont facilité une bonne compréhension du concept de justice transitionnelle et des notions qui s’y attachent.

Au total quatre(4)experts formateurs spécialistes en justice transitionnelle et en communication de niveau international et sur la base de leurs compétences et expériences vécues dans d’autres pays ont été mobilisés pour le projet.

Au plan national, trois (3) experts spécialistes en droits humains, information-communication et régulation des médias sont également identifiés pour accompagner le processus dans la mise en œuvre des plans de formation.

Quant à l’équipe de formateurs et formatrices identifiés pour démultiplier la formation au niveau local, ils ont bénéficié de l’appui desexperts pour renforcer leurs capacités dans les domaines de justice transitionnelle, de communication en général et en particulier sur les questions de promotion et de protection des droits de l’homme.

Ce pools de formateurs et formatrices engagés et disponibles, disposent à ce jour de connaissances sur ces sujetset peuvent impliqués et valorisées dans le déroulement du processus de réconciliation en Guinée.

Ces experts internationaux et nationaux sont :

1. Monsieur Olivier Kambala WAKAMBALA, du Congo Brazzaville, Expert indépendant en Justice Transitionnelle, basé en Afrique du sud;
2. Monsieur Maurille AGBOKOU, du Bénin, Expert consultant en communication basé au Togo;
3. Monsieur Eucher Eklu KOEVANU, expert au niveau du HCDH en Guinée ;
4. Monsieur Irenée Nanboka Consultant auprès de la Commission Nationale Provisoire de Réconciliation Nationale (CNPRN) ;
5. Monsieur Hassane KABA, de la République de Guinée ;
6. Monsieur Abdoul Gadiri DIALLO, de la République de Guinée ;
7. Monsieur Saikou BALDE, de la République de Guinée ;
8. Monsieur Ibrahima BARRY, de la République de Guinée.

Des supports pédagogiques (manuel de formation et guide du formateur) ont été élaborés grâce à l’appui des consultants internationaux. Les contenus sont tirés de leurs différentes expériences et ont servi aux différentes formations au niveau local.
Ces précieux documents constituent aujourd’hui un fond documentaire susceptible de servir à d’autres acteurs dans le cadre des formations sur le concept de justice transitionnelle et la gestion du processus de réconciliation en République de Guinée.
Les rapports d’activités détaillés et par étape de mise en œuvre soumis au partenaire technique et financier OSIWA sont également disponibles au niveau du FONGDD et peuvent être consultés.

V. RESULTATS ATTEINTS.
Dans le cadre de la mise en œuvre, le projet a enregistré d’importants résultats acquisen termes de contenus sur le concept de justice transitionnelle et de réconciliation nationale, de mobilisation et d’engagement des différents acteurs impliqués dans ce projet (partenaires techniques et financiers, experts formateurs, personnes ressources, équipe projet et participants à tous les niveaux). Ce qui a permis d’obtenir les résultats ci-dessous :
La tenue de onze (11) ateliers de formation organisés sur l’ensemble du territoire national ;
14formateurs et formatrices nationauxoutillés et(10)ont été déployés en binôme (une femme, un homme) pour les sessions ;
328 participants dont 79 professionnels de médias ont pris part, soit un taux de106 % de participation ;
La mise à disposition de 50 clés USB contenant les différents supports de formation (bénéficiaires, les professionnels des médias formés, les formateurs nationaux et certaines organisations);
La diffusion de 500 livrets intitulés « Mémorandum des OSC guinéennes sur le processus de réconciliation nationale » ;
La mise à disposition de 500 documents de base (supports de formation contenant les différents modules et thèmes développés aux participants ;
La participation effective des autorités administratives et locales des régions administratives aux activités de lancement des formations;
L’identification de 38points focaux répartis dans les préfectures y compris les communes urbaines de Conakry ;
38 mini plans d’actionsélaborés et constituant des feuilles de route pour les différents participants ;
L’identification de 07 points focaux au niveau des régions administratives ;
La participation aux sessions des réseaux d’ONG, des coalitions, des Associations de presse et de Défense des Droits de l’Homme ;
Un pool d’expertsnationaux sur la thématique identifié et disponible ;
Des rapports d’étapes (narratif et financier) soutenus par des pièces justificatives et des rapports de formation sont élaborés et rendus disponibles au niveau du partenaire et du FONGDD;
Des certificats de participation de formation et dessatisfécits conçus et délivrés;
Des discussions de collaboration et de partenariat sont engagés entre les acteurs intervenant dans le secteur de défense des droits de l’homme, des Institutions nationales et internationales et le FONGDD ;
Des rencontres d’échanges continues avec le partenaire OSIWA pour la pérennisation des acquis de ce projet ;
La tenue d’un atelier de capitalisation des acquis des différentes sessions et le regard croisé sur la mise en œuvre des minis plans d’actions par les points focaux ;
Le renforcement des capacités du personnel à travers le Secrétaire exécutif par la participation au programme de formation de WACSI à Conakry et à Grand Bassam en Cote D’Ivoire sur financement de OSIWA ;
L’appui institutionnel au FONGDD pour renforcer ces capacités en ressources humaines et matérielles.


VI. QUELQUES DIFFICULTES/CONTRAINTES/OPPRTUNITES RELEVEES.
Les difficultés et contraintes :
Dans la mise en œuvre du projet, le FONGDD n’a pas rencontré de difficultés majeures. Cependant des contraintes ont été relevées au niveau des aspects financiers. Il s’agit de certaines rubriques dont les coûts ont été minimisés (le carburant pour les déplacements en région, les kits)alors que d’autres étaient élevés. Certains aspects n’ont pas également fait l’objet de budgétisation (par ex. la reprographie), le déplacement des experts avec la gestion des imprévus (prise en charge supplémentaires des nuitées durant le voyage). Ces quelques contraintes ont conduit à des dépassements au niveau de certaines rubriques mais n’ont pas affecté la mise en œuvre du projet. (Voir note explicatives par rapport aux dépassements budgétaires).
Les opportunités :
 L’existence de la volonté politique déclarée au plus haut niveau de l’Etat en faveur du processus de la réconciliation nationale ;
 La mise en place d’une commission nationale provisoire de réconciliation nationale désormais opérationnelle (siège et équipement par l’Eta et les partenaires) ;
 La création d’un département en charge des droits de l’homme et des libertés publiques ;
 L’accompagnement du PNUD à travers le Programme consolidation de la paix ;
 La connaissance du concept de la justice transitionnelle et la réconciliation nationale par les acteurs de la société civile et les médias afin de contribuer efficacement au processus de réconciliation nationale et surtout au niveau des consultations populaires ;
 L’existence d’un potentiel humain informé et sensibilisé sur la question et capable de s’investir à tous les niveaux ;
 L’accompagnement dont bénéficient les OSC à travers les appuis des Partenaires Techniques et Financiers, notamment OSIWA, HCDH, le PNUD;
 L’implication des autorités administratives et leur engagement à accompagner le processus.

VII. PERCSPECTIVES
La mise en œuvre du projet de renforcement des capacités de la société civile à travers la formation des OSC et des professionnels des médias sur le concept de justice transitionnelle et la réconciliation nationale a été plus que bénéfique pour l’ensemble des acteurs ciblés.
C’est pourquoi, au regard de tout ce qui précède et de l’intérêt manifesté par les différents groupes touchés par le projet, le FONGDD avec l’appui de OSIWA, propose pour la suite :

 La mise en place d’un cadre de concertation des acteurs disposant aujourd’hui d’expertises locales en matière de justice transitionnelles et de réconciliation nationale en Guinée, tant au niveau national, régional que préfectoral ;
 La définition des indicateurs clairs et précis en termes de gestion et d’évaluation du processus de réconciliation nationale ;
 L’appui à la commission provisoire de réconciliation nationale pour son opérationnalisation effectif sur l’ensemble du territoire national;
 La prise en compte des acquis du projet et des acteurs déjà formés sur les concepts de justice transitionnelle et réconciliation nationale par la commission provisoire nationale ;
 La formation d’autres types d’acteurs non encore touchés (Les élus, les administrateurs territoriaux, les Forces de Défense et de Sécurité, les Magistrats, des organisations de jeunes et de femmes et aux différents groupes religieux.) ;

VIII. CONCLUSION
En conclusion, il faut retenir que le projet de par son caractère novateur a enregistré l’adhésion de tous les acteurs ciblés et a permis une meilleure compréhension des contours liés à la justice transitionnelle mais aussi à la réconciliation nationale en Guinée, les voies et moyens pour y arriver.

Il est établi par tous les rapports issus des régions administratives et des consultants internationaux et nationaux que le succès du processus de réconciliation nationale en Guinée doit nécessairement et obligatoirement se reposer sur le principe de la justice transitionnelle. Sa compréhension, sa maitrise et sa dissémination à tous les niveaux (gouvernants, partenaires, élus, populations, OSC et médias …) constituent est un facteur de succès.
Au-delà donc de tous les actes importants déjà posés à savoir : l’expression de la volonté politique par le Chef de l’Etat, Président de la république par la mise en place d’une Commission Provisoire de Réflexion sur la Réconciliation Nationale, la création d’un Ministère des Droits de l’Homme et des Libertés Publiques, l’engagement des partenaires techniques et financiers et des organisations internationales œuvrant dans la promotion et la défense des droits humains (HCDH, PBF/PNUD, OSIWA …), la mise en place d’un fonds de consolidation de la paix par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pour accompagner le processus et la mise en place d’un comité de pilotage. A cela s’ajoutent toutes les organisations et réseaux d’organisations nationales qui s’activent de la question et apportent tous leurs soutiens au processus.
Il y a lieu d’aller de l’avant en impulsant cette dynamique par la mise en œuvre effective du processus de réconciliation et la volonté politique affichée par les plus hautes autorités du pays doit être soutenue par tous, car la réconciliation nationale repose d’abord sur la conviction et l’engagement personnel et collectif de l’ensemble des acteurs, mais aussi l’engagement personnel et individuel de chaque guinéen sans exception, ni exclusion d’aucune.

Le FONGDD à travers son Conseil d’administration réitère son engagement à poursuivre la collaboration avec l’organisation internationale OSIWA et adresse par la même occasion ses vifs remerciements et sa gratitude à la coordination du bureau Pays en Guinée pour tous son accompagnement et tous les efforts consentis en vue du renforcement des capacités et des compétences des Organisations de la Société Civile et des professionnels des médias de notre pays sur leur compréhension des concepts aussi complexes que la justice transitionnelle et la réconciliation nationale.
Ce projet du reste novateur a éclairé les lanternes sur les contours et les bases essentielles devant concourir à une véritable réconciliation nationale en Guinée.
Le déroulé de ces différentes sessions de formation en faveur des OSC et les professionnels de médias, constituent un rudiment, leur prise en compte dans un ensemble global par les autorités en charge du processus de réconciliation nationale serait un facteur déterminant de réussite.
Le FONGDD réitère donc sa détermination, son engagement et sa disponibilité pour toute ouverture allant dans le sens de faciliter, d’accompagner la mise en œuvre effective du processus de réconciliation nationale en République de Guinée.

IX. L’APPEL CITOYEN DES PARTICIPANTS A LA FIN DE L’ATELIER ET EXTRAITS DE QUELQUESDISCOURS DES AUTORITES DURANT LE PROCESSUS DE FORMATION
L’APPEL CITOYEN DES PARTICIPANTS A LA FIN DE L’ATELIER :
Tous les Guinéens sont victimes directement ou indirectement des violences du passé et même du présent, ils sont aussi auteurs directement ou indirectement. Alors, dialoguons, pour sauver notre maison Guinée : disons la vérité et pardonnons-nous pour l’avenir de notre Patrie.

EXTRAITS DE QUELQUES DISCOURS DES AUTORITES :
 « L’actualité de la sous-région impose aujourd’hui à chaque pays de réaliser la démocratie sur la base du respect des droits de l’homme car, il n’y a ni paix sans sécurité, ni sécurité sans développement et il n’y a ni paix, ni sécurité, ni développement si les droits de l’homme ne sont pas respectés ». Dixit Mr Louis-Marie BOUAKA Représentant du HCDH-GUINEE ;
 « Mais les parcours des processus de réconciliation nationale observés dans d’autres pays africains et ailleurs renseignent aussi que la justice transitionnelle est une donne indispensable et un paramètre de succès sous-tendant les efforts politiques pour une cohésion sociale et pour satisfaire les exigences de justice exprimées par les victimes.
Il s’avère cependant que la justice transitionnelle est un concept nouveau en Guinée. Sa dissémination au sein de la société guinéenne, par le truchement des acteurs de la société civile et par les opérateurs des médias est indispensable autant pour la maitrise du concept que pour sa contribution dans le processus de réconciliation nationale. » Dira Madame la Présidente du FONGDD ;
« Je suis impressionné par trois choses, à savoir :
 Le caractère sérieux que les OSC dans leur ensemble accordent à ce projet de réconciliation nationale ;
 La représentativité de qualité des participants à cet atelier ;
 L’engagement politique des autorités qui encouragent les motivations des acteurs nationaux et internationaux à mieux s’impliquer dans le processus d’accompagnement.
Je suis persuadé que cette volonté qui anime chacun et de tous, fera de ce processus une réalité tangible.
Du côté de OSIWA, je voudrai vous rassurer de l’engagement ferme à soutenir davantage toutes initiatives allant dans le sens de promouvoir les droits humains en général, mais également toutes activités devant déboucher à la consolidation de la paix et de l’unité nationale, gagent sure d’un développement durable. » Propos tenu par Mr le Coordinateur Pays de OSIWA en Guinée, Mathias HOUNKPE .
 « La justice transitionnelle est l’éventail complet des divers processus et mécanismes mis en œuvre par une société pour tenter de faire face à des exactions massives commises dans le passé, en vue d’établir les responsabilités, de rendre justice et de permettre la réconciliation » fin de citation.
Qu’il s’agisse du passage de la guerre à la paix ou d’un régime autoritaire à la démocratie, le concept de justice transitionnelle s’est imposé dans plusieurs pays comme une étape nécessaire pour passer « d’un passé divisé à un avenir partagé » selon la définition du Centre International pour la Justice Transitionnelle.
Et malgré la création d’une Commission provisoire sur la Réconciliation par les autorités politiques, notre passé divisé s’enracine de jour en jour et notre avenir partagé demeure une vision et un espoir partagés.
Quant aux médias et vous, acteurs de la société civile, vous devez vous approprier pleinement ce nouveau concept et le traduire en messages adaptés au contexte guinéen. Je suis persuadée que sa vulgarisation ou sa dissémination au sein de toutes les couches sociales de notre pays apportera sûrement un grand plus au processus de réconciliation. »Discours d’ouverture de Madame la Présidente du CNC, Martine CONDE ;
 « …C’est un exemple, un bel exemple, choisi parmi tant d’autres de la société guinéenne, pour votre implication, au premier plan, dans ce processus de réconciliation.
Autant vous dire, que nous comptons sur votre apport et votre appui pour la réussite de ce processus qui est au cœur des préoccupations du gouvernement de la 3ème république.
Et comme le soulignait, tantôt, SE Monsieur le Président de la république, le Professeur Alpha CONDE, « ……….. Étape par étape, vers une vie meilleure, telle est notre ambition. A chaque étape, nous cherchons à faire deux choses simultanément : unifier notre nation, mais aussi la changer…… ».Dr Doma TRAORE, Directeur de Cabinet de la région de Kindia.
« … profiter des échanges d’expériences des uns et des autres et, a par la suite lancé un appel à tous les guinéens de faire la réconciliation sa propre préoccupation pour que la Guinée soit un pays de paix et de justice où il fait bon vivre.Par Monsieur le Gouverneur de Faranah,
« … le sujet sur la JT qui vise la consolidation de la paix et s’inscrit dans les prérogatives du Président de la République…. » dira Monsieur le Conseiller Politique de Madame le Gouverneur de Kindia ;
« … la nécessité d’une réconciliation réussie est impérative et la Société Civile doit pleinement associer les agents de l’administration pour une large appréhension du concept… » dira Monsieur le Gouverneur de Labé ;
« … la protection des droits humains s’inscrit dans les prérogatives du Gouvernement Guinéen et la consolidation du tissu sociale s’avère nécessaire pour une paix durable et un développement assuré …. » déclaration faite par Monsieur le Préfet de Boké ;
Il faut noter que partout et sur toutes les lèvres, les autorités affichent leur adhésion au projet, mais aussi s’en félicite des engagements pris par les acteurs de la Société Civile afin de rendre vivant la volonté politique du gouvernement.

X. ANNEXES :
1. Liste de l’Equipe de projet ;
2.Liste des Experts (internationaux et nationaux) ;
3. Liste des formateurs et formatrices;
4. Liste des participants aux différentes sessions ;
5. Liste des points focaux ;
6.Copies des contrats de subvention du projet.

A. Liste de l’Equipe de projet :