Rapport d’Activités du FONGDD 2018

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Projet de rapport d’activités 2018 du FONGDD

RAPPORT D’ACTIVITES 2018

CONAKRY, Mars 2019

SOMMAIRE

0. INTRODUCTION 3

I. LE CONTEXTE D’INTERVENTION DU FONGDD EN 2018 4
II. LES ACTIVITES REALISEES PAR LE FONGDD EN 2018 7

III. LA PARTICIPATION DU FORUM AUX ACTIVITES DES ORGANISATIONS MEMBRES NON MEMBRES ET DES PARTENAIRES NATIONAUX ET INTERNATIONAUX 9

IV. LES CONTRAINTES/DIFFICULTES/DEFIS 17
V. LES PERSPECTIVES POUR 2019 18

0. INTRODUCTION
Le présent rapport d’activités porte sur les activités 2018 du Forum des ONG pour le Développement Durable (FONGDD).Des activités réalisées en partenariat avec d’autres organisationsdans le cadre du PASOC et la participation du FONGDD à d’autres activités initiées par des partenaires au niveau national et régional.
Le rapport est structuré autour de cinq (5)points.
1. Le contexte d’intervention du FONGDD en 2018
2. Les activités réalisées par le FONGDD en 2018
3. La participation du forum aux activités des organisations membres non membres et des partenaires nationaux et internationaux
4. Les contraintes/difficultés/défis
5. Les perspectives pour 2019
I.CONTEXTE D’INTERVENTION DU FONGDD EN 2018

Le contexte d’intervention de la Société Civile en Générale et du Forum des ONG pour le Développement Durable s’est déroulé dans un environnement de crise sociale généralisée dans le pays. Ce contexte a été marqué particulièrement parles changements intervenus dans la gouvernance du pays et l’augmentation du prix du carburant à la pompe le 1er juillet. De 8000 à 10000GNF le litre, entrainant du coup une Crise sociale.
Rappel des temps forts.
Au niveau institutionnel, on notera la démission du gouvernement Mamadi Youlale jeudi 17 mai 2018 et la nomination deDr Ibrahima Kassory Fofanacomme Premier Ministre le 22 mai 2018, après la fusion de son parti le GPT avec le RPG Arc en Ciel le samedi 19 mai 2018.
Dr Ibrahima Kassory FOFANA devient ainsi le 3ème premier ministre depuis l’arrivée de Pr Alpha CONDE au pouvoir et 14 ème PM depuis l’accession du pays à l’indépendance. Il succède ainsi à Mamady YOULA.
La mise en place d’un nouveau gouvernement est aussitôt intervenueleJeudi 24 mai 2018. Passation de pouvoir entre le PM entrant et le PM sortant à 11h 00 au palais de la Colombe.
Samedi 26 mai 2018, mise en place du nouveau gouvernement. 14 nouveaux et17 confirmés à leurs postes et 2 changeant de départements (Moustapha Naïté et Boubacar Barry) soit 19 anciens.
1er juillet 2018. Augmentation du prix du carburant à la pompe. De 8000 à 10 000GNF le litre. Crise sociale en Guinée.

Au plan social, cette décision du gouvernement d’augmenter le prix du carburant à la pompe a suscité des réactions négatives au sein du mouvement syndical et des forces vives de Guinée regroupant quelques plates-formes de la société civile. Des dénonciations de mauvaise gouvernance et d’organisations de marche et grève ont été le quotidien des guinéens depuis cette annonce. A côté il faut noter des négociations en dents de scie entre syndicat, patronat et gouvernement. Ces moments tendus n’ont pas laissétranquille les Institutions de la République notamment le Médiateur de la République et la Présidente du Conseil Economique et Social, des ministres de la République et d’autres bonnes volontés épris de paix et de justice.
Du côté de la société civile, regroupée au sein des Forces Sociales de guinée (FSG)10 juillet marche pacifique des FSG, une marche non autorisée a été organisée le 23 juillet à Conakry sous haute surveillance avec un déploiement des forces de sécurité autour des points stratégiques et chauds. Cet interdit bravé par les forces sociales et les syndicats. La marche sera remise pour le26 juillet. Les forces sociales toujours engagées, comptent organiser une nouvelle manifestation pour maintenir la pression sur le gouvernement afin d’obtenir la baisse du prix du carburant à la pompe. Les forces sociales n’excluent pas de marcher à Kaloum, le centre administratif et des affaires de la capitale.

Avec l’implication du médiateur de la république et de la présidente duCES avec les représentants des syndicalistes, les négociations sont engagées. Des syndicalistes qui ont déclenché une grève illimitée depuis lundi 23 suite à l’interdiction de leur marche.
Avec tous ces mouvements, les consommateurs guinéens achètent le litre du carburant à la pompe à 10 mille au lieu de 8 mille francs guinéens et ce depuis donc le 1er juillet, soit une augmentation de 25% à la pompe. Le gouvernement avance l’argument de la flambée du prix du baril de pétrole sur le marché mondial. Un communiqué est diffusé dans les médias à cet effet, le 9 juillet 2018.
Communiqué du Gouvernement daté du 9 juillet 2018.
Le Gouvernement souhaite rappeler à l’opinion nationale et internationale que le litre de gasoil et d’essence se vendait à un prix uniforme de GNF 10.000 en 2014.

En Janvier 2015, en raison de la tendance observée de la baisse des cours mondiaux du baril, ce prix a été ramené, à l’initiative du Gouvernement, à GNF 9000/litre.

Allant au-delà des dispositions du protocole d’accord tripartite du 19 Février 2016 qui engageait le Gouvernement à maintenir le prix du litre de carburant à GNF 8.000 jusqu’en Décembre 2016, le Gouvernement a maintenu ce prix jusqu’au 30 Juin 2018 et ceci en dépit de la forte hausse des cours mondiaux du pétrole qui sont passés sur la période de 46$ à environ 78$ soit une variation de 69%.

Le maintien du prix du carburant à GNF 8.000/litre a contraint le Gouvernement à consentir des subventions de plus en plus fortes sous forme de renonciation partielle à ses droits et taxes. Ainsi, d’Octobre 2017 à Juin 2018, le montant cumulé de la subvention consentie par le Gouvernement se chiffre à un montant global d’environ GNF 765 milliards. Il s’agit d’une perte d’environ 100 milliards par mois pour le trésor public.

Nonobstant cet état de fait, le Gouvernement maintient un effort soutenu pour subventionner de nombreux produits de première nécessité qui touchent directement la vie des populations tels que le riz, le sucre , la farine, la fourniture d’électricité, etc…

Cette subvention, normalement destinée à alléger le panier de la ménagère, profite plutôt à des agents économiques disposant pourtant de ressources beaucoup plus importantes.
Le maintien de cette subvention est la source d’un coulage important à destination de certains pays voisins.
Le carburant importé par la Guinée est vendu par voie de trafique dans les pays voisins où le carburant coute plus cher.

Cette situation n’était plus soutenable au regard des engagements de notre pays vis-à-vis de ses partenaires techniques et financiers.

Le Gouvernement réaffirme donc sa disponibilité totale à engager les négociations avec les partenaires sociaux en vue de dégager des mesures d’accompagnement propres à alléger l’impact de cette augmentation sur les braves populations guinéennes. Ce dialogue ne peut être conduit que dans un climat de sérénité dans le pays et de confiance entre les acteurs concernés.

D’ores et déjà le Gouvernement informe les populations de Conakry retour sur la voie, dès cette semaine du Train Express Conakry-Kagbelen ainsi que la mise en circulation d’une quarantaine de bus avant la fin du mois pour améliorer le transport à Conakry et dans ses environs immédiats.
Par ailleurs, le Gouvernement est disposé à entamer des pourparlers dans les meilleurs délais avec le syndicat des transporteurs en vue de l’harmonisation des tarifs de transport urbains et interurbains.

Le Gouvernement en appelle à la responsabilité citoyenne des Guinéennes et Guinéens pour que cette situation ne soit pas mise à profit pour compromettre la paix sociale et la quiétude des populations guinéennes.
En tout état de cause, le Gouvernement rassure les populations guinéennes que toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour préserver l’ordre public et assurer la sécurité des biens et personnes. Le Gouvernement

Cette crise sociale vécue par les guinéens et guinéennes a impacté négativement sur les activités des organisations de la société civile dans la mise en œuvre de leurs projets et autres activités sur le terrain.

II. LES ACTIVITES DU FONGDD EN 2018 EN PARTENARIAT AVEC 2 AUTRES PLATEFORMES.

Au titre des activités réalisées par le FONGDD, l’année 2018 a été marquée par la poursuite de la mise en œuvre duprogramme d’appui à la société civile (PASOC), via le 10ème Fonds européen de développement (FED) qui a accordé une subvention au Consortium de3plateformes nationales (CANEG (chef de file), CNOSC- DDG et FONGDD)pour l’Action de mise en place d’un cadre de concertation sur la Paix, la Gouvernance locale et la Citoyenneté. Une action lancée en mai 2017.
 Mise en place d’un Cadre de Concertation sur la Paix, la Gouvernance locale et la Citoyenneté en Guinée
Pour rappel, le projet de mise en place d’un cadre de concertation sur la Paix, la Gouvernance locale et la Citoyenneté en Guinée, est une initiative de trois (3) plateformes de la société civile guinéenne qui sont : la Convention des Acteurs Non Etatiques de Guinée (CANEG), le Conseil National des Organisations de la Société Civile pour la Démocratie et le Développement de la Guinée (CNOSC-DDG) et le Forum des ONG pour le Développement Durable (FONGDD). Le but visé par ce consortiumétait de mettre en place un cadre de concertation pour promouvoir une culture citoyenne au niveau local et ce dans le but de favoriser la paix au sein des communautés. Elle cible les rapports entre les OSC elles-mêmes.
Pour les acteurs impliqués, le cadre de concertationfavorise les échanges et l’interaction entre les différents acteurs sur les questions de Paix, de Gouvernance locale et de Citoyenneté.
Au cours du processus, le consortium regroupant les 3 plateformes a réalisé une série d’ateliers (2 par thème : Paix, Gouvernance locale et Citoyenneté) et par cibles concernées.
Ces rencontres ont renforcé les relations entre les acteurs (Etat, Partenaires techniques et financiers, Collectivités, Universités et Instituts de recherche et de formation et Société civile) autour de ces questions. Il faut également noter qu’en plus du groupe Paix,Gouvernance Locale et Citoyenneté, 2 autres groupes ont été mis en place et portaient les thématiques suivantes :

 Suivi des politiques publiques
Il s’agira pour les faîtières engagées sur cette thématique (CNOSCG (chef de file), la CONASOC et le BALAI CITOYEN) de proposer un cadre de concertation pour un monitoring des politiques de l’Etat dans le secteur public, afin de voir leur impact par rapport aux attentes des populations, et afin d’engager des discussions avec les pouvoirs publics sur ces effets.
Ce cadre de concertation concerne les rapports entre les OSC et l’Etat, ainsi qu’avec les PTF, même si d’autres acteurs pourraient y participer.

 Accès des femmes et des jeunes au pouvoir de décision
Les faitières engagées sur cette thématique ( RAJGUI (chef de file provisoire), FEMJEUGUIP et COFIG) se sont fixées pour objectif de mettre en place un cadre de concertation sur l’accès des femmes et des jeunes au pouvoir de décision, comme préoccupation commune à tous les acteurs. Elle cible prioritairement les rapports entre les OSC et l’Etat.
La fin du processus de mise en œuvre des projets portés par les différentes faitières a abouti un atelier de partage des acquis et à l’organisation d’un Forum régional sur la gouvernance en Guinée (FOSCIG-GOUV) avec l’appui financier Union européenne à travers le programme PASOC
Le Forum de la Société Civile sur la Gouvernance en Guinée (FOSCI-GOUV) est une initiative commune du Programme d’Appui à la Société Civile (PASOC) et des plateformes d’organisations de la société guinéenne que sont : Le CNOSCG, la CONASOC, la CANEG, le CNOSC-DDG, le FONGDD, Le CENAFOD, Le RAJ-GUI, le FEMJEUGUIP, la CBC-GUINEE, La COFFIG.
Ce forum a mobilisé les 26 et 27 avril 2018 à Conakry avec leurs homologues de la société civile guinéenne, les organisations de la société civile du Mali, Niger, Burkina Faso, Sénégal, Mauritanie, Togo, Bénin, Côte d’Ivoire ont échangé sur les thématiques en lien avec la Gouvernance en Guinée et dans la sous-région ouest-africaine.
Les participant(e)s durant ces deux jours ont échangé autour des thématiques ci-après :
– Décentralisation et développement local ;
– Politiques publiques et réformes sectorielles ;
– Dynamique de la société civile guinéenne ;
– Gouvernance démocratique et Etat de droit.
Un forum qui a permis aux différents acteurs de capitaliser les acquis et de mettre en exergue les meilleures pratiques.
III. LA PARTICIPATION DU FORUM AUX ACTIVITES DES ORGANISATIONS MEMBRES NON MEMBRES ET DES PARTENAIRES NATIONAUX ET INTERNATIONAUX
Durant l’année 2018, le Forum des ONG pour le Développement Durable à travers ses membres ont participé à plusieurs activités initiées par d’autres organisations partenaires et Institutions. Il s’agit entre autres de :

 La 4ème édition du Forum de l’Espace Humanitaire à Annecy en France. La présidente du FONGDD, a représenté le réseau des Plateformes d’Afrique de l’Ouest et du Centre (REPAOC) dont il est membre les 18 au 20 janvier 2018.

Sur recommandation de la Direction exécutive de Coordination Sud, la plateforme d’ong française, le REPAOC a été invité à cette 4ème édition et représenté par le Forum des ONG pour le Développement Durable (FONGDD).
La 7ème édition du Forum Espace Humanitaire (FEH) s’est tenue à Annecy en France du 18 au 20 janvier 2018, au Centre de Conférence les Pensières.
Les objectifs du Forum :
– Faire un examen des principales questions structurelles et institutionnelles de l’action humanitaire;
– Engager une réflexion sur les moyens permettant de surmonter les obstacles qui entravent le progrès dans l’humanitaire ;
– Partager avec les coordinations des ONG /plate formes de s’exprimer dans leur diversité, sur leurs convictions et leur engagement personnels dans le cadre des responsabilités qu’ils assument.

Pour rappel, il faut retenir que le FEH est née en 2009 à l’initiative de Jean-François Mattei, Président du Fonds Croix-Rouge Française, de Philippe Ryfman, Professeur et chercheur associé honoraire au Département de Science Politique de la Sorbonne, et de Benoît Miribel, Directeur Général de la Fondation Mérieux. La spécificité de ce forum réside dans son aspect informel, permettant à des pairs d’échanger librement et en toute franchise, dans le respect des règles dites de « Chatham House », sur des questions auxquelles sont confrontées leurs organisations. Thème de cette édition « L’humanitaire controversé : réalités etperspectives ».

Le Forum 2018 s’est tenu dans un contexte marqué selon les organisateurs, par le respect du Droit International Humanitaire (DIH) en recul face à la politisation grandissante de l’action humanitaire et de son intégration de plus en plus marquée dans les stratégies sécuritaires et anti-terroristes des Etats.
Pour les organisateurs, un an et demi après le Sommet Mondial Humanitaire d’Istanbul en mai 2016, il y a lieu de s’interroger. Les solutions proposées ont-elles été mises en œuvre et sont-elles satisfaisantes, l’intégration de l’action humanitaire comme instrument de développement est-elle acceptable ? La situation des populations les plus vulnérables peut-elle s’améliorer ? Les moyens financiers ont-ils progressés, les besoins sont-ils maitrisés et pris en compte ?
Autant de questions qui ont été débattues sans langue de bois durant ces journées d’échange entre acteurs de l’humanitaire et du développement.

A l’issue de ce forum, on ne retiendra que la question de l’Humanitaire est aujourd’hui controversée et que les acteurs du secteur en ont conscience.
Cette7ème édition élargie à d’autres organisations et entreprises privées, a permis d’engager des discussions sur les relations de partenariat entre organisations de développement et humanitaire d’une part et d’autre part les entreprises et autres multinationales qui de plus en plus s’intéressent aux ONG et aux questions de développement. La rencontre a démontré qu’il y a une Co responsabilité à bâtir pour construire une coordination humanitaire efficace.

 La participation à l’atelier régional du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment (GIABA) sur l’élaboration de cadres et structures efficaces de lutte contre le Blanchiment de Capitaux/Financement du Terrorisme(BC/FT) par le biais des organisations à but non lucratif Organisation à But Non Lucratif(OBNL)Du 4 au 6 avril 2018 à Abuja.
L’atelier régional sur l’élaboration de cadres et structures efficaces de lutte contre le BC/FT par le biais des organisations à but non lucratif (OBNL) s’est déroulé du 4 au 6 avril 2018 à Abuja au Nigéria.
L’atelier a regroupé 42 participant(e)s venus des 15 pays de l’espace CEDEAO et des Pays Bas, des experts et personnes ressources du GIABA, représentant des organisations à but non lucratif, des organes de réglementation du secteur et d’autorités compétentes des pays membres.
La Guinée était représentée par le Directeur National adjoint du Service National de la Réglementation et de Promotion des Organisations Non Gouvernementales et du Mouvement Associatif en abrégée SERPROMA/MATD et de la Présidente du Forum des ONG pour le Développement Durable (FONGDD).
Le but visé était de :
– Renforcer la sensibilisation et développer une compréhension commune parmi les parties prenantes relativement aux réponses efficaces et proportionnées au risque du financement du terrorisme à travers le secteur des OBLN ;
– Discuter des normes pertinentes et échanger les bonnes pratiques dans la relation avec le secteur des OBNL ;
– Renforcer la coordination et la collaboration entre les agences gouvernementales compétentes et le secteur des OBNL.

Pour atteindre ces objectifs, des communications ont été partagées avec les experts mobilisés pour l’occasion.
Un accent a été mis sur les organisations à but non lucratif (OBNL), des entités reconnues. C’est un secteur unique qui fournit des services là où le gouvernement est absent. C’est un prolongement du gouvernement pour apporter des services aux populations dans les communautés. Ce sont des institutions qui aident les gouvernements à résoudre plusieurs problèmes dans divers domaines.
C’est un secteur abusé malgré tout le travail qu’il abat et les services qu’il rend.
Il a été démontré par des exemples concrets que les OBNL ont été utilisées pour le financement du terrorisme dans nos pays avec des frontières poreuses. Mais de plus en plus, elles sont utilisées pour le blanchiment de capitaux à travers leurs structures (centre de formation, centre d’aide et de lutte contre la pauvreté, centre d’apprentissage pour les jeunes filles avec pour finalité la prostitution, les grosses pour servir de donneur de bébés à vendre, l’utilisation d’organes (collecte et vente, l’esclavage entre autres..).

Mais quels sont les facteurs qui favorisent le BC/FT ?
La mondialisation, l’évolution technologique, le système monétaire avec les moyens de transfert de capitaux, l’interconnexion des réseaux de transport et de communication, la porosité des frontières.
Il faut donc connaitre les menaces/risques, la vulnérabilité des OBNL et les conséquences du fléau. Les OBNL deviennent très vulnérables parce qu’exposées à ce besoin urgent de financement de leurs activités. Elles peuvent recevoir de l’argent et se taire au regard de la grande pauvreté. Il a toutefois noté que dans certains pays, les gouvernements apportent des appuis /subventions destinées aux activités des OBNL avec pour exigence la reddition des comptes au public, au gouvernement, aux partenaires et aux membres de l’organisation.

Cet atelier a davantage renforcé les connaissances et favorisé un partage sur les meilleures pratiques de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
 La Participation à une mini formation sur les nouvelles directives de l’UE pour participer aux appels à projets, le nouveau canevas d’élaboration des projets, au siège de la délégation de l’UE en Guinée le Lundi 30 avril 2018.

La Délégation de l’UE en Guinée a invité quelques organisations de la société civile à prendre part à cette session qui s’est déroulé en une matinée et des experts mobilisé pour faciliter la session.
Il s’agit désormais pour l’UE de partager sa nouvelle approche basée sur les Droits Humains.
Objet visé : le bon usage des mécanismes internationaux des Droits Humains.
Pour l’UE, tout programme doit avoir un impact positif sur les droits humains d’où l’importance de faire la promotion des droits humains. Ainsi, l’UE procède à un changement. Plus de bénéficiaires, mais plutôt, des détenteurs de droits (les citoyens) et des débiteurs de droits (entités étatiques qui ont des obligations) et qui s’articulent autour de certains principes.
– Respecter : s’abstenir d’interférer dans la jouissance des droits,
– Protéger : respecter la partie tierce et éviter d’interférer dans les droits humains,
– Garantir : adopter des mesures dans la réalisation des DH.
Il faut appliquer tous les droits : accessibilité, participation, indivisibilité, accès à l’information, disponibilité. Dans chacun des principes, il faut également intégrer la problématique de l’handicap.
L’analyse des capacités institutionnelles est essentielle dans cette approche. L’approche doit être appliquée à chaque étape du cycle du programme/projet. Et l’Etat a l’obligation de définir le cadre d’intervention des partenaires. La société civile est un partenaire de l’état et ses démembrements qui sont les vrais débiteurs. Utiliser donc les principes pour rappeler à l’Etat ses engagements (constitution, traités, conventions, protocoles….).
Pour bien cerner les Droits de l’Homme, il faut appliquer la DAAQ : Disponibilité, Accessibilité, Acceptabilité, Qualité.
Désormais, il faut prendre en compte et veiller au nouveau cadre de travail de l’UE avec les Etats. Utiliser les observations des organes de traités relatives au pays partenaire comme référence. Il y a 44 rapporteurs thématiques et 12 procédures spéciales au niveau des Nations Unies. Il peut donc y avoir des procédures qui concernent votre secteur ou pays partenaires dira l’expert.
On notera au cours de cette session que les Droits Humains s’appliquent à tous les domaines d’activités et à toutes les thématiques.

 La Participation du FONGDD au siège de la Banque Mondiale/bureau Guinée, à une vidéo conférence sur le Panel d’Inspection animé par les membres de son secrétariat. Ont pris part à la conférence les représentant(e)s de la société civile du Cameroun, du Burkina Faso, de la Guinée, du Mali et du Niger. C’était le mardi 15 mai 2018.

Le Panel d’Inspection de la Banque Mondiale a été créé en 1993 pour accroître le degré de responsabilisation de la Banque Mondiale envers le public. Une série d’évènements a mené a une campagne internationale pour améliorer le niveau de responsabilisation de la Banque. A la suite d’une grande campagne populaire et internationale contre le barrage SardarSarovar sur la Rivière Narmada en Inde, la Banque commissionna une revue indépendante de son rôle dans le projet. Cette revue indépendante, connue sous le nom de “Commission Morse”, publia ses conclusions en 1992. La Commission Morse documenta des violations flagrantes du règlement de la Banque et les conséquences dévastatrices sur la population et l’environnement.
La Commission Morse conclura que la Banque avait ignoré en grande partie ses propres procédures environnementales et sociales et toléré la violation de ses directives par ses emprunteurs. Ces conclusions furent rapidement confirmées puis généralement par une revue interne de la Banque sur ses projets. Le non-respect des procédures dans le cas du projet Narmada n’était pas une aberration mais faisait partie de la culture systémique de la Banque.
Poussés par la campagne internationale de réforme menée par les ONG et le consensus global émergeant pour le développement durable, les gouvernements des pays membres ont appelé la Banque à développer un système de responsabilisation transparent pour assurer que les fonds publics soient dépensés de façon consistante avec le mandat de développement durable et de soulagement de la pauvreté de la Banque. En 1993, le Conseil des Administrateurs approuva une politique améliorée de diffusion d’information et créa le Paneld’Inspection.
Le Panel d’Inspection constitue un forum innovateur et Independent pour ceux qui sont directement touchés par un projet de la Banque Mondiale afin qu’ils puissent faire entendre leurs doléances. Il s’agit d’un mécanisme indépendant. Deux personnes ou plus peuvent porter plainte auprès du Panel d’Inspection demandant qu’une analyse indépendante du rôle de la Banque dans un projet soit menée. La plainte doit déclarer que des actes ou des omissions de la part de la Banque les ont lésés ou risque de les léser, et que ces plaignants pensent que la Banque a violé ses procédures.
Le Panel doit être utilisé en dernier recours lorsque le personnel ou la Direction de la Banque n’ont pas répondu aux doléances des personnes touchées. La deuxième partie de cet ouvrage contient plus de renseignements sur le contenu et la procédure à suivre pour porter plainte.

Le Panel est composé de trois membres nommés pour cinq ans, par le Président de la Banque et approuvés par le Conseil des Administrateurs. Le ou la Président(e) du Panel, séléctionné(e) par les membres du Panel, travaille à temps plein ; les deux autres membres sont appelés selon les besoins. Le Panel est financé par la Banque. Afin d’accroître l’indépendance des membres du Panel vis à vis de la Banque, les membres du Panel ne peuvent pas avoir été employé par la Banque dans les deux années précédant leur service sur le Panel. Il est interdit aux membres du Panel de travailler pour la Banque après leur service au Panel. Le Panel a aussi son propre secrétariat. Cette séparation institutionnelle permet au Panel d’assurer la confidentialité des informations importantes, telles que l’identité des plaignants qui souhaitent rester anonymes. La permanence du Panel et de son personnel lui permet de répondre à des demandes d’information et donner des conseils aux parties intéressées.

 Participation à l’Atelier de Partage d’Expériences Sud-Sud avec les OSC du Burkina Faso et de la Guinée sur le Rôle de la Société Civile dans des Processus de Réforme et de Gouvernance du Secteur de la Sécurité. Atelier tenu à Ouaga. les 25-26 septembre 2018.

L’initiative fait suite à un atelier sous régional de capitalisation d’un programme de renforcement du contrôle et de la surveillance démocratique du secteur de la sécurité, exécuté par le NDI, et qui cadre parfaitement avec l’initiative « SustainingPeace » des Nations Unis au Burkina Faso.
Au regard donc des acquis satisfaisants engrangés dans le cadre de ce programme, le Système des Nations-Unies, à travers le projet RSS en collaboration avec le NDI a décidé d’apporter un appui technique et financier à la consolidation et la pérennisation de la dynamique des actions de la société civile, quant à leur rôle dans le processus de RSS et de gouvernance du secteur de la sécurité en perspective au Burkina Faso. Le partage d’expérience sud-sud s’est fait avec des membres des OSC de la République de Guinée, pays qui a connu une expérience réussie en matière de réforme du secteur de la sécurité avec un rôle majeur et essentiel joué par la société civile.
L’objectif général de l’atelier est de renforcer les connaissances de la société civile Burkinabè sur les processus de la RSS à travers un partage d’expérience sud-sud entre les OSC des deux pays de la région qui ont eu des similarités en matière de problématique sécuritaire en vue de nourrir davantage la réflexion en amont et enclencher une dynamique de l’action citoyenne en prélude à la réforme du secteur de la sécurité au Burkina Faso.

Les échanges ont porté sur les thématiques suivantes développées par des experts et des acteurs de la société civile des 2 pays. Il s’agit de :
• Concept et doctrines fondamentaux en matière de RSS
– Définition du concept de la gouvernance du secteur de la sécurité
– Définition du concept de contrôle civil, contrôle citoyen et démocratique
• Rôle des OSC dans le processus de consultations et d’élaboration de la politique nationale de sécurité / processus RSS, par rapport aux interactions entre société civile et acteurs étatiques et non étatiques de la sécurité pour un contrôle démocratique inclusif.
– Les mécanismes à mettre en place ou à renforcer pour assurer une meilleure contribution des acteurs de la société civile dans les processus de réforme et de gouvernance du secteur de la sécurité.
• Cartographie des OSC du Burkina Faso avec un focus sur les OSC de gouvernance en lien avec les RSS
– Les acteurs de la société civile et les stratégies de mutualisation de leurs efforts en matière de gouvernance du secteur de la sécurité
• Rôle des OSC dans le contrôle citoyen de l’action publique, y compris dans le domaine de la sécurité des populations
– Action de veille à travers l’approche de la redevabilité des prestataires de services sécuritaires étatiques ;
– Contribution citoyenne à travers la formulation adéquate des besoins des populations, le partage expérience et la mise à disposition de l’expertise de la société civile ;
– Contribution à travers la création d’un climat de confiance et la consolidation des relations civilo-militaires, et relations FDS-communautés ;
• L’action des OSC en tant que relais et de filtre entre les populations et les institutions de sécurité à travers les médias pour informer, sensibiliser et vulgariser l’information autour de la sécurité humaine et de la RSS.
La Guinée était représentée par une forte délégation composée de :

1. Dr Djeliman Osman KOUYATE, conseiller politique au ministère de la Défense Nationale ;
2. Mme Saran TOURE, présidente du Forum des ONG pour le développement Durable (FONGDD) ;
3. Mr Antoine DRAMOU, Président du Conseil Régional des Organisations de la Société civile de N’Zérékoré (CROSC/CNOSC.G) etMembre du Conseil Economique et Social de Guinée ;
4. Mr Moussa NIMAGAN, Coordinateur Programme Paix-Justice-Sécurité du Centre du Commerce International pour le Développement (CECIDE) ;
5. Dr Alpha Abdoulaye DIALLO,Vice-président du CNOSCG charge des questions économiques et Président de la coalition publiez ce que vous payez (pcqvp/guinee

IV. DIFFICULTES/CONTRAINTES /DEFIS

Les contraintes et difficultés se résument essentiellement comme suit :
Le manque de ressources financières pour la mise en œuvre de son plan stratégique ;
La faible capacité demobilisation de fonds ;
La faible motivation des membres à accompagner la plateforme ;
L’insuffisance d’outils de communication pour plus de visibilité de l’organisation ;
L’instabilité du personnel liée aux questions de finances :
Le contexte d’intervention des ONG marqué par la logique de marché, la concurrence déloyale, la floraison d’organisation de toutes sortes, une règlementation peut adaptée et l’insuffisance de moyens d’action de l’organe en charge de la réglementation des OSC.

Au regard de toutes ces difficultés et contraintes, la mobilisation des ressources pour le financement des actions et l’engagement des membres constituent des défis réelspour le plein épanouissement du Forum des ONG pour le Développement Durable.

Ces défis très importants restent à relever pour permettre au FONGDD de jouer effectivement son rôle de plateforme nationale d’ONG et d’être un acteur représentatif auprès des autorités/décideurs des politiques, des partenaires techniques et financiers, des communautés auprès desquelles les organisations membres interviennent et des autres acteurs de la société civile nationale et d’ailleurs.

V. PERSPECTIVES POUR 2019

Pour l’année 2019, l’objectif principal sera de redynamiser le Forum des ONG pour qu’il joue effectivement son rôle d’acteur fédérateur et représentatif auprès des partenaires et des communautés. Pour y parvenir, la plateforme devra mobiliser les membres releverles défis cités plus haut. Des actions concrètes seront initier pour :
 Renforcer les capacités des instances de gouvernance de la plateforme en techniques de mobilisation de fonds,
 Recruter des ressources humaines avec des compétences ciblées,
 Actualiser le plan stratégique et élaborer un plan d’action opérationnel budggétisé,
 Renforcer le site web du Forum et mettre en place d’autres outils de communication adaptés.