RAPPORT D’ACTIVITES 2010

RAPPORT D’ACTIVITES 2010

MARS 2011

SOMMAIRE PAGES

I. Contexte d’intervention du FONGDD en 2010 3, 4 et 5

II. L’évolution institutionnelle du FONGDD 5 et 6
2.1. Des activités réalisées 6
2.2. De la participation aux activités des organisations et
Institutions partenaires 7, 9 et 10 2.3. D e la participation aux réseaux des plates-formes
D’Afrique (REAPOC) 11
2.4. Du développement du partenariat 12 et 13
a) Visite au SCAC
b) signature d’une convention avec Coordination Sud
c) Rencontre formelle avec la CNLPALPC
d) avec le CNOSCG
e) avec le PNUD
f) avec le Projet Faisons Ensemble
g) avec le REPAOC
h) avec Coordination Sud

III. Des Contraintes et Difficultés 14

IV. Des Perspectives pour 2011 15

V. Conclusions 16

I.CONTEXTE D’INTERVENTION DU FONGDD EN 2010

L’année 2010 a été sans doute une année de tous les défis avec la désignation du Général Sékouba Konaté ministre de la défense comme Président intérimaire suite à un attentat sur la personne du président du CNDD le Capitaine DADIS CAMARA par son aide de camp et la mise en place d’un gouvernement de transition suivis du Conseil National de la Transition (CNT) devant jouer le rôle du législateur.

La mise en route de la transition est l’aboutissement d’un processus soutenu par des acteurs socio politiques du pays sous la direction clairvoyante du Médiateur désigné à cet effet en la personne du Président Blaise Compaoré du Burkina Faso.

Cette volonté affichée de toutes et de tous va largement contribuer à la signature d’un accord dit « Accords de Ouagadougou » le 15 janvier 2010. C’est le début d’une nouvelle ère, celle de rompre définitivement avec les pratiques d’un passé peu reluisant, c’est-à-dire la confiscation de l’appareil de l’Etat par un groupe de personnes se disant privilégiés du système.

Ce qui passe nécessairement par la réforme des forces de défense et de sécurité, l’instauration du dialogue social et la tenue d’élections libres et transparentes.

Les acteurs de la société civile guinéenne fortement mobilisés et engagés depuis 2005 pour le changement ne sont pas restés en marge de ce processus. Organisés au sein du Conseil National des Organisations de la société Civile (CNOSC), les représentants des différentes composantes ont activement pris part à ce processus tant au niveau national qu’au niveau régional et international.
On notera d’ailleurs la prise en compte de la société civile au sein des différents organes de la transition (Gouvernement, CNT et la CENI).

Il faut souligner que le Forum des ONG pour le Développement Durable (FONGDD) est membre fondateur du CNOSC et en a assuré la première présidence à travers Feu Ben Sékou Sylla également Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) au titre de la société civile. D’autres membres influents ont également appartenus au gouvernement de transition. A cela s’ajoutent les représentants des composantes de la société civile qui siègent actuellement au CNT.

Le Général Sékouba KONATE, à travers les Accords de OUGADOUGOU est porté à la tête de la transition afin de conduire le pays aux élections dans une période de 6 mois. Ce processus va connaître de la mise d’une feuille de route autour des éléments suivants :
 La mise en place du CNT (Conseil National de Transition) ;
 La mise en place d’un Gouvernement de Transition dont le premier, chef du Gouvernement va être choisi parmi les Forces Vives ;
 La mise en place d’un mécanisme de restructuration des Forces de Sécurité et de Défense (les FSD) ;
 La démilitarisation de l’administration publique ;
 La tenue par la CENI des élections présidentielles (libres, transparentes et démocratiques) ;
 Le choix d’un médiateur pour la Guinée en la personne de Monsieur Blaise COMBAORE, Président du Burkina Faso.

La feuille de route des nouvelles autorités suscitait ainsi un regain d’espoir au niveau du peuple de guinée. Un peuple qui n’aspire désormais qu’à la démocratie et à la bonne gouvernance dans toute leurs dimensions, à la cohésion sociale et à la paix dans une sous région secouée par des conflits post électoraux et certains pays sortent à peine de guerre civile. Ce processus politique bénéficie aussi d’une attention particulière de la communauté internationale qui n’a ménagé aucun effort pour accompagner la Guinée.

Le processus de mise en œuvre du processus électoral va être déclenché par la CENI le tout couronné par l’organisation des élections à deux tours. Ainsi, nous allons enregistrer 24 partis politiques dans la course aux présidentielles.

 1er tour : le 27 Juin 2010 au terme de cette échéance, deux partis se démarquent, il s’agit de l’UFDG (43 % de voix) et le RPG (17 % de voix). Ce premier tour va déclencher de véritables feuilletons politiques, d’abord, la création de deux alliances, à savoir :
 L’alliance CDP (Cellou Dalein Président)
 L’alliance Arc en Ciel

Suite à ce premier tour, les acteurs politiques ont dénoncé des irrégularitéset la CENI a été pointée du doigt par les acteurs impliqués dans le processus. Pendant ce temps on enregistrait la perte cruelle du Président de la CENI le 19 septembre à Paris des suites de maladie. Un décès fortement ressenti par le peuple de guinée, la communauté internationale et surtout le monde de la société civile. Feu Ben Sékou SYLLA était le Président du CNOSCG dont il représentait au sein de l’institution qu’est la CENI.

Cette situation inattendue va aussi entrainer la CENI dans une guerre de succession entre :
 Hadja Mame CAMARA, Présidente par intérim durant la maladie du Président Ben Sékouet Monsieur LounsényCAMARA, tous deux décriés par l’une ou l’autre alliance

C’est au cœur de cette crise,que le Président de la transition prendra ses responsabilités en nommant le malien Général Siaka TRAORE, représentant de la Francophonie pour assurer la présidence de la CENI. Cette nomination mettra fin à de longs débats sans fondement. Et malgré une campagne électorale parfois violente avec mort d’hommes, le processus est arrivé à son terme avec un Président élu démocratiquement et reconnu par tous. Il s’agit du président de l’alliance arc en ciel le Pr Alpha CONDE, qui lors de son investiture a promis à la face du monde de bâtir un Etat de droit, de promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance et d’œuvrer dans le sens de réconcilier les guinéennes et les guinéens, bref de faire en sorte que la Guinée rejoigne le concert des nations démocratiques et prospères.

En tout cas, l’année 2010 qui a été une année politique et mouvementée a produit des résultats dont on peut s’enorgueillir. Il s’agit notamment de :
• La signature des Accords de Ouagadougou, le 15 janvier 2010 ;
• La mise en place d’un gouvernement d’union nationale de transition dirigé par un premier ministre, chef du gouvernement, issu des forces vives ;
• La mise en place d’un organe législatif de transition (CNT), au nombre de 159 membres et dirigé par une femme, issue des forces vives ;

Le CNT dotera le pays d’une nouvelle constitution ; révisera le code électoral et la loi sur la liberté de la presse entre autres.

• La tenue des élections présidentielles à deux tours ;
• L’investiture du président de la République élu ;
• La levée du blocus économique par les partenaires bi et multilatéraux.

Ces acquis politiques vont permettre à coup sûr au pays de se remettre sur les rails et d’amorcer durant un véritable développement pour le bonheur des populations guinéennes.

C’est dans ce contexte sociopolitique et économique très difficile que le Forum des ONG pour le Développement Durable aux côtés des autres organisations de la Société Civile Guinéenne a évolué courant 2010.

II. L’EVOLUTION INSTITUTIONNELLE DU FONGDD EN 2010

L’année 2010 a été une année positive pour le FONGDD et ce malgré le contexte sociopolitique et économique difficile du pays avec l’absence de financement des projets et programmes de développement, l’absence de plusieurs partenaires sur le terrain, la rareté des ressources au niveau national et la faible mobilisation des ressources internes au FONGDD.

Mais en dépit de tous ces facteurs, le FONGDD a enregistré de nombreux acquis grâce à l’engagement, l’esprit d’équipe et de solidarité des membres. Le FONGDD a non seulement initié des actions mais il a également assuré une forte représentativité dans tous les espaces de concertation tant au niveau national, régional qu’international.

Courant 2010, le Secrétariat Exécutif du FONGDD a enregistré plusieurs demandes d’adhésion soutenues par des fiches signalétiques des organisations. Ce sont les organisations suivantes:
INADER, CICADEF, ADAPE GUINEE, RJDC, ORT/GUINEE, AGT – GUINEE

Dans le cadre du bon fonctionnement de la plateforme « FONGDD »,le Bureau exécutif a pu se réunir régulièrement conformément au règlement intérieur en réunion ordinaire et extraordinaire afin d’échanger et de trouver des alternatives soit aux questions internes, soit aux questions d’ordre national.

En termes d’appui financier et matériel, les organisations membres du Bureau exécutif n’ont ménagé aucun effort pour le rayonnement sans cesse croissant de l’institution. C’est ainsi que le FONGDD a bénéficié :

 du CAD (Centre d’Appui au Développement) d’un appui financier pour la rénovation du siège ;
 du CENAFOD (Centre Africain de Formation pour le Développement), des fournitures de bureau, consommables et des cartes de vœux 2011, des cartes de visite pour le SE et pour la Présidente, des papiers entête) ;
 de la COFEG, un appareil téléphonique à deux puce et un appui permanent au secrétariat exécutif;

A cela s’ajoutent les différentes contributions financières de certains membres pour soutenir le fonctionnement du Secrétariat exécutif.

A noter que sur fonds propres, le FONGDD a renforcé son équipement par l’achat de 07 chaises industrielles et de 01 ventilateur pour la salle de réunion. Des acquis qui viennent s’ajouter à la liste des immos du FONGDD.

2.1. Des activités réalisées courant 2010

Deux activités d’envergure ont été réalisées par le FONGDD en 2010. Il s’agit de :

a. Organisation de la mission d’évaluation du programme UNDEF. Unemission initiée par le REPAOC. Elle a été assurée par un consultant recruté à cet effet courant janvier. Le consultant a pu travailler avec tous les acteurs et personnalités identifiés, mais aussi avec le Bureau. Exécutif du FONGDD.

b. l’Etude de plaidoyer sur les Armes Légères et Petits Calibre en République de Guinée.

L’étude est initiée par le FONGDDen vued’apporter sa contribution à l’édification et à la consolidation de la paix, de la démocratie et du développement en Guinée. Il ressort de l’analyse de la situation que le pays est exposé et largement menacé par l’insécurité. L’étude révèle que beaucoup de citoyens disposent d’armes de guerre et même certains font de cette pratique, un commerce illicite.Dans le cadre de cette étude, le FONGDD a bénéficié d’un appui financier de Coordination Sud (la plateforme des ONG françaises) à hauteur de 2 000 euros.

Dans son option de faire faire, ce projet a été piloté par ACORD GUINEE, membre du Forum des ONG.En acceptant de porter le projet, ACORD a contribué pour une enveloppe financière de 6.000.000 FG (six millions de francs guinéens).Le porteur a également mis à profit cette étude pour impliquer d’autres acteurs nationaux, notamment, la Commission Nationale de lutte contre
la prolifération des armes légères et de petits calibres en République de guinée, les commandements militaires et d’autres acteurs non moins importants.

Le rapport de l’étude et le document de plaidoyer sont disponibles et attendent la validation au niveau national.

c. La Formation de 40 Organisations de la Société Civile en technique de suivi et évaluation des projets

Une formation initiée en vue de renforcer les capacités des organisations de la société civile membres et non membres du FONGDD. En effet, le PNUD apporte d’énormes subventions aux OSC de Guinée, mais le constat révèle que ces OSC ne disposent pas de compétences suffisantes dans le domaine de suivi et évaluation. Pour corriger cet écart, le FONGDD a proposé un projet de renforcement de capacités en vue de rendre d’outiller les acteurs bénéficiaires des appuis financiers du PNUD sur les plans théoriques et pratiques en suivi et évaluation.
Financé pour un cout de 80 100 000 FG (quatre vingt millions cent mille francs guinéens) par le PNUD-Guinée, le projet a été porté par le CAD (Centre d’appui au Développement) et réalité à 100 % avec la satisfaction des bénéficiaires et du partenaire financier. Les rapports financier et narratif transmis au partenaire sont disponibles au siège.

2.2. De la participation aux activités des organisations et institutions partenaires

La rencontre sur la gestion consensuelle de la transition, organisée le 23/02/10 par le CNOSCG. L’objectif est de partager avec ses membres réseaux et partenaires, la nouvelle vision de la société civile et les raisons de mandater les missionnaires au sein du gouvernement de transition afin d’assurer une animation et rassurer les partenaires de la gestion transparente et crédible des élections.

L’atelier de créativité, le 05/01/10 au siège du CNOSCG: Organisé par le forum des jeunes de la société civile porté sur la construction des messages de la jeunesse en faveur de la paix et de l’unité nationale.
La jeunesse étant exposée à ce fléau d’instrumentalisation, le forum des jeunes a pris le devant afin mettre en garde tout politicien ou autres personnes envient d’exposer les jeunes à des pratiques destructrices. Entre autres messages :
• la guinée est une et indivisible ;
• non à la violence électorale ;
• oui à l’unité des guinéens,
• jeunesse de guinée pour une élection démocratique, apaisée et crédible ;
• etc.……

L’émission télévisée initiée par la Conseil Economique et Social de Guinée, réalisée le 14 septembre 2010Dans le cadre de son programme d’éducation civique sur la paix et l’unité nationale, le Conseil Economique et Social (CES) a organisé des émissions télévisées sur le plateau de la RTG de Koloma en prélude aux élections présidentielles avec le thème : « Prévention de la violence à travers la sensibilisation pour une transition et des élections apaisées »
Soutenant dans son exposé la nécessité pour les guinéens de vivre ensemble et que la guinée est une famille. A travers ces émissions le CES met en garde tout fauteur de troubles ou tout acteur politique qui mettra en péril l’unité des guinéens.

La journée d’information et d’échanges sur l’évolution de la vie associative d’Aide et Action Internationale, tenue le 07/04/10 au Centre Culturel Franco Guinéen.

Une série de présentations a été faite par les membres de AEA/
– Une première présentation de l’Administrateur du programme sur les évolutions de AEA en Guinée ces deux dernières années. L’administrateur a également fait aux partenaires le bilan des 2èmes états généraux.
– Une deuxième présentation faite par Yaya Sylla sur le passage de l’approche Programme au mode projet et le lien avec les thématiques.
– Une troisième présentation faite par Charlemagne BIO sur l’internationalisation d’Aide et Action et sur la Vie associative et les enjeux de l’organe de gouvernance Africaine.

Il s’en est suivi un débat durant lequel les partenaires ont demandé des éclaircissements sur les différentes présentations.

Des échanges ont eu lieu également sur les 2 personnes qui seront proposées à la DRAO comme potentiels gouvernants au titre de la Guinée.

L’assemblée a unanimement retenu les personnes suivantes :Madame Aîcha Diallo BAH et Monsieur Baba DIANE.

La journée d’information sur le processus électoral en République de guinée (des forces et faiblesses du processus) et le lancement officiel de recours citoyen, tenue le 20 mai 2010 au palais du peuple par le Cercle Scientifique peuple. Cette journée a connu la publication d’un ouvrage qui porte sur les dysfonctionnements du processus électoral et les niveaux de responsabilités, mais apporte également des propositions de solutions. Il a été mis à profit pour informer le public de la mise à disposition d’un centre de recours citoyen, qui aura pour mission d’interpeller les gouvernants sur les abus dont les citoyens sont victimes.

L’atelier de formation des formateurs sur le processus électoral, tenu le 1er juin 2010. Organisé par IFES au Centre Islamique de Donka, il s’est agi d’outiller les participants en vue d’assurer la formation des administrateurs territoriaux et élus locaux sur les outils électoraux, notamment : le code électoral, le contenu de la nouvelle constitution, la neutralité et l’impartialité des autorités, la gestion des matériels et bulletin de vote avant et après le vote……………)

L’atelier sur l’accès aux subventions privées US Américains pour des projets de développement en Afrique organisé par le Cabinet LACOF, spécialisé en formation, appuis conseils, recherches de financement et de suivi accompagnement des OSC.

Ce module a été dispensé en deux temps et pour deux groupes distincts, à savoir :

• Le 1er groupe : du 13 au 15 avril 2010 au CNPG de Donka ;
• Le 2ème groupe : du 28 au 30 avril 2010 au CNPG de Donka.

Le Cabinet LACOF s’est appuyé sur le FONGDD pour réussir la mise en œuvre de ces ateliers, et considère même si cela n’a pas fait l’objet de formalité, le FONGDD comme étant le point focal.
Il est envisagé pour la deuxième phase, de conclure de protocole d’accord devant définir les clauses de partenariat entre les deux entités.

L’atelier de validation du rapport d’enquête sur les violences et les exactions subies par les femmes et les filles du 28 septembre 2009, tenu le 30 avril 2010 au CEDUST.Organisé par la CONAG DCF, le rapport de cette a été largement discuté et amandé par les participants, avant son adoption finale.

L’atelier de consolidation du rapport d’enquête sur la médiation, la
prévention et la gestion des conflits. Cette étude prouve à suffisance que les méthodes traditionnelle de prévention et de gestion de conflit constituent le procédé sûr de règlement de conflit. Le rapport après amendement a connu une large diffusion à la date du 22 juillet 2010 à l’INRAP de Conakry.

L’atelier de notation de l’indice de performance des OSC dans le cadre du programme CIVICUS (CSI), tenu du 30 au 31 juillet 2010.

Etude réalisée par le CNOSCG à travers un comité consultatif national, les travaux du dit atelier ont permis de traduire les résultats quelque peu performants.

La concertation nationale des acteurs de la transition autour de la situation d’impasse et de propositions de sortie de crise tenue au Palais du Peuple, le 21 septembre 2010.

Le Président de la transition, chef de l’Etat et ministre de la défense, compte tenu de la situation socio politique inquiétante, a pris le devant pour interpeller chaque acteur et demander à un sursaut national pour le bien de la nation. Il a exprimé sa confiance en l’avenir avant de rassurer les uns et les autres de la position de l’armée àaccompagné le processus démocratique.

L’évaluation de l’indice de pérennisation des ONG : un panel de 10 ONG a été mis en place afin de réaliser ce projet. Selon les conclusions de l’étude et à l’issu de plusieurs investigations menées en collaboration avec les partenaires, il est regrettable de constater que le secteur des ONG au lieu de partager une vision commune et de constituer un bloc homogène se laisse entraîner dans une dynamique d’émiettement fondé sur des intérêts outre que ceux visant à relever les grands défis du développement.
Cette pratique a longtemps été entretenue et soutenue par le pouvoir qui en avait fait un outil de manipulation aux antipodes de la viabilité démocratique.

Par ailleurs, il est établi en terme de conclusion dans ce travail que :
« En dehors de quelques incompréhensions subjectives, notamment des questions de la démocratie et de la gouvernance, l’Etat et le public ont actuellement une bonne perception du fonctionnement des ONG en République de Guinée et reconnaissent l’immense travail accompli par ces acteurs ».Du 17 au 21 avril 2010 et dont les résultats condensés des pays différents pays, sont consignés dans un rapport intitulé « Indice de pérennisation des ONG de l’Afrique Subsaharienne 2009. 1ère édition – septembre 2010 ». Publié par l’USAID ;

En termes de partenariat, l’accent est mis sur la nécessité pour les ONG d’établir de bonnes relations avec les autorités politico administratives des zones d’intervention. Cependant rares sont les ONG surtout parmi celles émergeantes qui publient et diffusent leurs rapports d’activités et financiers ».

l’atelier de diffusion du Code de la presse, tenu à la maison de la presse et qui a mobilisé presque les hommes de médias de tout le pays à Conakry, le 06/08/10. Après son adoption par le CNT et sa promulgation par le Président de la République par intérim, le Code explique dans son moindre détail le fonctionnement de la presse en République de Guinée.

Le Forum International du CNOSCG, tenu du 09 au 11/12/2010 dans la salle du 28 septembre du Palais du Peuple. Il a mobilisé les OSC de l’Afrique (Maroc, Congo, Sénégal, Côte d’Ivoire, Togo, Mali, Guinée Bissao ….) et de l’Europe (France). Il a été question des points suivants :
• le parcours du CNOSCG dans un environnement difficile ;
• le CNOSCG après les élections démocratiques ?
• Les articulations d’un Etat de Droit ?
• Le Plan stratégique pour cinq ans du CNOSCG (2011 – 2015)

Des messages de témoignages à l’endroit de Feu Ben Sékou SYLLA pour son combat et sa témérité pour la cause du mouvement social en Guinée, en Afrique et dans le monde ont été enregistrés.
Pour finir ce forum, l’accent a été mis sur le renouvellement des organes de la société civile Guinéenne, de la base au sommet. Ces échéances sont prévues courant 2011.

2.3. De la participation aux activités du Réseau des Plateformes d’Afrique de l’Ouest et du Centre (REPAOC)

Le FONGDD est membre fondateur du REPAOC et siège au Conseil d’administration dudit réseau. Le Forum des ONG participe à toutes les activités initiées par le réseau et ces partenaires du réseau. Le FONGDD s’acquitte régulièrement de ses cotisations au sein du réseau. A ce titre le FONGDD a pris part à :

 L’Assemblée Générale du REPAOC, tenue du 3 au 4 décembre 2010 à Ouagadougou (Burkina Faso). L’occasion a été donnée aux membres de renouveler et les organes et les instances. Ainsi, le Conseil d’Administration du REPAOC se compose ainsi qu’il suit et ce pour un mandat de deux ans.

Président : Monsieur Ernest COMPAORE, Président du REPAOC
Membres du Conseil d’Administration du REPAOC :
Monsieur Sayabou LAOUAL, Secrétaire Général du REPAOC
Monsieur Edu RAVEN, Membre du CA du REPAOC
Monsieur Bakary DOUMBIA, Membre du CA du REPAOC
Monsieur Avelino LOPEZ, Membre du CA du REPAOC
Madame Saran TOURE, Membre du CA du REPAOC
Monsieur Momar Talla KANE, Membre du CA du REPAOC Monsieur Abel SEKPE, membre du CA du REPAOC.

Le Secrétariat Exécutif du REPAOC est assuré par Guy Aho TETE BENISSAN, Coordinateur du REPAOC assisté au plan financier et comptable par Ibrahima KANE, DAF du CONGAD/REPAOC

 L’atelier de validation de l’évaluation du programme « dialogue des sociétés civiles pour la démocratie » mené par le REPAOC en partenariat avec Coordination Sud/UNDEF, tenu à Paris en février 2010.

 L’atelier régional sectoriel du programme communautaire de développement (PCD) – Paix, sécurité et gouvernance, tenu du 12 au 14 mars 2010 à Dakar :
Ce programme impose aux Etats de la CEDEAO à la CEDEAO des peuples, c’est-à-dire que désormais, la société civile ou des ANE (Acteurs Non Etatiques) sont au cœur du processus qui voudrait directement associés les citoyens à travers leur représentant direct. Des séries de programmes pays sont envisagés afin que le concept et le contenu puissent être bien maîtrisés par tous.

 L’atelier de planification stratégique du REPAOC 2010 – 2015,tenu à Dakar en décembre 2010. L’analyse de la situation environnementale (externe et interne), le REPAOC s’est donné pour axes les éléments suivants :
Lors de l’élaboration de son plan stratégique, le REPAOC a analysé les mutations en cours dans la Région. A l’issue de cette analyse, le REPAOC estime qu’il existe sept thématiques fortes, inscrites au cœur de la conjoncture international dont la compréhension et la maîtrise sont indispensables pour la conduite de son plan stratégique de développement. Il s’agit de :

 La Démocratie, la bonne gouvernance et les droits humains ;
 L’Intégration régionale ;
 Le financement du développement ;
 L’Agriculture familiale et la sécurité alimentaire ;
 La préservation des services sociaux de base ;
 Les questions environnementales ;
 L’Immigration et développement.
2.4. Du développement du partenariat

Pour renforcer le partenariat avec les autres acteurs, le FONGDD a pris contact avec certaines organisations et structures de la société civile et de l’administration mais aussi des partenaires. Le FONGDD a également répondu présent aux rencontres et autres concertations et ce à tous les niveaux(national ; régional et international) afin de contribuer à la construction des dynamiques du moment.

a. Visite de courtoisie du BE du FONGDD au responsable du SCAC chargé de la Société Civile le 28 janvier 2010 à l’Ambassade de France. Cette visite s’inscrit dans le cadre des échanges réguliers avec le SCAC dans le but de partager :
• la nouvelle vision du FONGDD
• les attentes du FONGDD vis-à-vis du SCAC
• les perspectives de partenariat

b. Signature d’une convention avec Coordination Sud. Cette convention porte sur deux activités.
 L’Appui institutionnel pour l’exercice 2010 pour un montant global de 2 000 £ (deux mille euros) ;
 L’Appui pour la réalisation de l’étude de plaidoyer sur les mécanismes d’approvisionnement illicites des armes légères et petits calibres et les droits de protection des populations en Guinée pour un montant total de 2000 £ (deux mille euros)

La signature de cette convention a permis une fois encore de renforcer les liens de partenariat entre CS et le FONGDD en accroissant le flux de communication sur des questions essentielles du développement.

c. Rencontre formelle avec la Commission Nationale de Lutte contre la Prolifération des Armes Légères et de Petits Calibres (CNLPALPC) en Guinée le 02/09/10 au siège même de cette institution nationale. Les échanges ont porté sur la question des armes légères, les dangers et les opportunités d’éradiquer le fléau. La commission a été largement informée du contenu des TdR de l’étude que le FONGDD compte menée en faveur bien attendu du peuple de guinée et en partenariat avec la Commission. Elle affirme sa volonté de s’associer à toute structure en République de guinée ayant l’expertise pour apporter sa contribution dans ce domaine qui constitue une véritable préoccupation nationale.

Le FONGDD compte bâtir avec la Commission Nationale une convention de partenariat.

d. CNOSCG : (Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne). Le FONGDD est membre fondateur du CNOSC-G et participe à toutes les activités initiés par le Conseil.
Pour soutenir sa présence à ce niveau, le Bureau Exécutifdu FONGDD a désigné deux de ces membres, en l’occurrence le Directeur exécutif du CENAFOD et le Coordinateur national d’ACORD-Guinée comme représentants. Le choix porté sur ces deux organisations membres se justifie par la qualité de leurs expériences et leurs connaissances de la structure.

e. PNUD GUINEE : (Programme des Nations Unies pour le Développement)
Après une analyse synoptique de la situation nationale en termes d’ONG, la décision de partenariat a été ficelée entre le PNUD et FONGDD. Cette intention s’est matérialisée par la signature d’une convention de mise en œuvre du projet de formation de 40 OSC en technique de suivi et évaluationle 05 octobre 2010Première expérience réussie. Ce partenariat se renforce de jour en jour.

f. Projet Faisons Ensemble :
Le Projet Faisons Ensemble a apporté un appui technique dans l’entretien du parc informatique du siège. Cet appui a marqué un pas important dans la poursuite de partenariat dans la mesure où le FONGDD est actuellement dans le répertoire des partenaires du projet en Guinée.

g. REPAOC : (Réseau des Plates Formes de l’Afrique de l’Ouest et du Centre). Le Forum des ONG, membre du Conseil d’Administration participe efficacement à toutes les activités du réseau depuis sa création en Juin 2005. Le FONGDD prend part aux débats sur des questions d’ordre interne à l’espace REPAOC en apportant sa modeste contribution mais aussi au rayonnement du réseau dans les espaces de concertation régionale et internationale.

En 2007, le REPAOC s’est doté un programme d’actions sur trois (3) ans qui a été financé par le Fonds des Nations-Unies pour la Démocratie (UNDEF).

Les trois (3) principaux axes ayant servi de soubassement pour la mise en place du REPAOC sont : le renforcement des capacités, le plaidoyer dans le domaine des droits humains et du développement et la recherche de fonds pour garantir le fonctionnement et la réalisation des activités.

A travers donc le REPAOC, le FONGDD a bénéficié de cet appui du programme »UNDEF » (Fonds des Nations Unies pour la Démocratie). Un appui/accompagnement rendu effectif à partir de 2007 et qui a permis au FONGDD de se maintenir dans un environnement très difficile à l’épanouissement des OSC.

En Juillet 2009, Coordination SUD, agence d’exécution du programme financé par l’UNDEF a commandité une évaluation sur demande de l’UNEDF.
Cette évaluation a été menée avec succès et a fait ressortir les forces et faiblesses des plates-formes nationales (PFN) du réseau membres du REPAOC. Elle a également abouti à l’élaboration d’un plan stratégique budgétisé pour le réseau .les résultats de l’évaluation ont été présentés et validés par les membres du réseau en février 2010.

Dans le cadre du REPAOC, le FONGDD entretient des relations de partenariat avec les autresplates formes membres à travers des échanges sur des thématiques communes et des questions d’ordre institutionnel.

h. COORDINATION SUD : la plateforme des ONG Françaises a apporté des ’appuis considérables aux membres du REPAOC parmi lesquels le FONGDD.
Ces appuis portent sur :
• Le fonctionnement des plateformes,
• La communication et la visibilité de l’organisationpar la mise en place de site web et des facilités de connexions internet,
• Les études thématiques devant déboucher sur des actions de plaidoyer auprès des pouvoirs publics et des institutions nationales et internationales sur les multiples enjeux (l’aide public au développement, le poids de la dette et les questions d’annulation ou de reconversion….).

Le projet d’étude de plaidoyer sur les mécanismes illicites d’approvisionnement des armes et les droits de protection des populations en République de Guinée entre dans ce cadre. A cet effet, une convention a été signée entre le FONGDD et CS le 1er mars 2010

III. Des Contraintes et Difficultés

Au cours de l’année 2010, quelques difficultés d’ordre matériel et financier ont ralenti le bon fonctionnement du FONGDD. Il s’agit entre autres de:
 L’absence d’un plan stratégique de développement soutenu par un budget opérationnel;
 La faible capacité de mobilisation de ressources ;
 La faiblesse du niveau d’engagement individuel des membres qui affecte dans une large mesure le fonctionnement ;
 Le non fonctionnement des commissions thématiques ;
 L’’absence de programmes ou projets propres ;
 L’insuffisance de ressources financières ;
 Le faible taux de cotisation annuelle des membres ;
 L’insuffisance de compétences pour l’exécutif ;
 L’insuffisance d’équipements informatiques;
 Le manque de moyens logistique (véhicule).
 Le non fonctionnement du site web du FONGDD

IV. DES PERSPECTIVES POUR 2011.

2011 s’annonce pour les acteurs sociaux comme une année d’action suite à l’élection du nouveau président de la République, la levée des sanctions internationales, le regain de confiance des guinéens et du reste de la communauté internationale. Ces signes d’espoir interpellent le FONGDD à des mutations profondes en vue d’un positionnement meilleur au sein du mouvement associatif guinéen.

Pour réussir ce pari, le FONGDD doit se :

 doter le FONGDD d’un plan stratégique partagé ;
 doter le FONGDD d’un plan de communication et de mobilisation des ressources ;
 renforcer le partenariat avec les acteurs nationaux (société civile, administration publique, institutions nationales et internationales) d’une part et le REPAOC, ses plateformes membres, Coordination SUD, le Forum International des Plates Formesd’autre part ;
 valider et diffuser les études réalisées ;
 redynamiser les réseaux thématiques du FONGDD ;
 renforcer les antennes régionales du FONGDD ;
 organiser des consultations nationales sur les rôles de la société civile et les ONG dans l’amélioration de l’efficacité de l’aide, suivant les recommandations d’Accra sur les 3A et de Paris ;
 relancer les négociations avec France Volontaires, le SCAC et COORDINATION SUD pour l’obtention d’un volontaire au FONGDD ;
 réactualiser le répertoire des membres du FONGDD ;
 accroitre le budget de fonctionnement du siège ;
 promouvoir le dialogue interne à travers des réunions tournantes ;
 instituer des voyages d’échanges et d’études entre plates formes membres du REPAOC.

V. CONCLUSION :