DOCUMENT FINAL ETUDE ALPC. FONGDD

Commanditaire :Forum des ONG pour le Développement Durable (FONDGG)
Porteur : Association de Coopération et de Recherche pour le Développement (ACORD)

Consultant : Boubacar SYLLA Sociologue-Manager

TABLE DES MATIERES

Pages
Sigles et abréviations ……………………………………………………
Résumé exécutif …………………………………………………………
1 – Contexte et Justification…………………………………………….
1.1 – Contexte économique……………………………………………..
1.2 – L’analyse de la pauvreté…………………………………………..
1.3 – Genre et pauvreté………………………………………………….
1.4 – L’impact des conflits de la sous région sur la Guinée…………….
1.5 – Justification
1.6 – Objectifs et résultats attendus de l’étude………………………….
* Objectif global…………………………………………………………
* Objectif spécifique…………………………………………………….
* Résultats attendus……………………………………………………..
1.7 – Méthodologie utilisée

2. – Présentation du résultat……………………………………………..
2.1 – Zonage de trafic et ampleur de la circulation illicite des alpc……..
2.1.1 – La zone Nord Ouest………………………………………………
* Première période ……………………………………………………….
* deuxième période……………………………………………………….
* troisième période……………………………………………………….
2.1.2 – la zone Sud Ouest…………………………………………………
2.1.3 – la zone Sud et Sud Est du pays……………………………………
2.1.4 – La zone du Nord Est………………………………………………
2.1.5 – Les garnisons militaires……………………………………………
2.1.6 – La zone spéciale de Conakry………………………………………

2.2 – Les acteurs du trafic et de la prolifération illicite des armes…………..

2.3 Les conséquences du trafic et de la circulation illicite des alpc………..

3-Les atouts dont dispose le pays pour combattre le trafic et la circulation illicite des alpc……………………………………………………………..
3.1 – La législation………………………………………………………
3.2 – Les contraintes………………………………………………………..
4- les efforts déployés par la commission nationale Guinéenne dans la lutte contre la prolifération illicite des alpc
5- l’expérience des pays voisins dans la récupération des armes avec les civils
6- la capitalisation de l’expérience des pays voisins……………….
7 – Conclusion et pistes de solution………………………………………..
BIBLIOGRAPHIE ………………………………………………………..
ANNEXES (Guides d’entretien) …………………………………………..

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VOIES ET MOYENS D’INTRODUCTION ET DE CIRCULATION ILLICITES DES ARMES LEGERES DE GUERRE ET DE PETIT CALIBRE EN REPUBLIQUE DE GUINEE ET DROIT DES POPULATIONS A LA SECURITE HUMAINE

1 – CONTEXTE ET JUSTIFICATION :

Située dans l’extrême Ouest africain, la Guinée s’étend sur 245.857 Km2 et est limitée à l’Ouest par la zone côtière atlantique sur 300 km, au Nord par la Guinée Bissau, le Sénégal et le Mali, à l’Est par la Côte d’Ivoire et au Sud par la Sierra Leone et le Libéria.

La Guinée, avec un climat de type équatorial, abrite de grands fleuves ouest africains (Sénégal, Niger) et le Mont Nimba, point culminant de l’Afrique de l’Ouest (1.752 m).

Le pays est géographiquement subdivisé en quatre régions naturelles bien distinctes et présentant chacune une superficie caractérisée par un relief, un climat, des sols, des paysages et des modes de vie des populations spécifiques.

Avec une population résidente totale de 9,3 millions (recensement de 2005), la Guinée a abrité près de 700.000 personnes réfugiées en provenance du Libéria, de la Sierra Leone et de la Côte d’Ivoire, soit près de 10 % de la population totale du pays. Actuellement, le HCR et ses partenaires internationaux développent des programmes de retour et d’intégration locale en faveur de ceux ayant le désir de retourner.

Le taux de croissance démographique est de l’ordre de 2,8 % et environ 30 % de la population vivent en milieu urbain, dont plus de 1 million dans la capitale, Conakry. Les jeunes de moins de 15 ans représentent 45 % de la population et les femmes 51,1 %.

1-1- Contexte économique :

La Guinée est un pays bénéficiant d’une dotation en ressources naturelles favorables à une agriculture diversifiée ; elle dispose aussi de ressources minières exceptionnelles (bauxite avec 30 % des réserves mondiales connues, diamants, or, minerai de fer) et d’un potentiel hydroélectrique considérable et largement inexploité.

Les exportations minières ont représenté en 2002, 77,3 % des exportations globales. Les exportations non minières se situent entre 10 et 15 % des exportations totales. Les exportations de café, de poisson et de divers autres produits agricoles (ananas et mangues notamment) constituaient en 2001 moins de 2 % des exportations de marchandises.

Les exportations de diamants, qui suivent des circuits commerciaux particuliers, sont enregistrées de façon très irrégulière. Les ventes de diamant guinéen à Anvers sont estimées à près de 200 millions de Dollars par an, dont moins de 50 millions de Dollars par des circuits officiels.

Avec un PNB par tête de 394 $ en 2001, la Guinée appartient à la catégorie des Pays les Moins Avancés (PMA).
En dépit des progrès enregistrés grâce aux reformes engagées, la conjoncture économique ne cesse de se dégrader. Ainsi, la croissance du PIB réel est passée de 5,2 % en 1997 à 2 % en 2000.

Depuis 2002, l’on assiste à une inflation élevée à deux chiffres, en raison du renchérissement des produits pétroliers, de la dépréciation continue du franc guinéen et des déficits budgétaires.

La croissance imprévue des dépenses militaires en raison de la situation de guerre dans les pays voisins, le déclin des prix de la bauxite et de l’alumine, de l’augmentation des prix des produits pétroliers, la mauvaise gestion des ressources publiques et l’absence d’aide budgétaire ont contribué à la détérioration de la situation économique.

Par ailleurs, malgré la libéralisation de l’économie, l’environnement des affaires demeure instable et peu actif. Le secteur privé est également handicapé par la qualité des services publics ainsi que l’insuffisance des investissements en infrastructures (électricité, routes, eau, …). La crise récurrente des secteurs de l’eau et de l’électricité nuit gravement aux producteurs et exportateurs tout en réduisant la compétitivité de l’économie guinéenne.

1-2- L’analyse de la pauvreté :

On estime à 40,3 % la population guinéenne vivant en dessous du seuil de pauvreté, avec une dépense annuelle par tête inférieure à 293.714 FG, soit 24.476 par mois ou 805 FG par jour. La population en état d’extrême pauvreté est de 13 %.

L’analyse des données par zone fait ressortir un écart important selon la situation géographique. L’incidence de la pauvreté est deux fois plus élevée dans les zones rurales (53 %) que dans les zones urbaines (25 %). Pour 88 % d’entre eux, les pauvres vivent en milieu rural contre 0,3 % pour Conakry et 5,6 % pour les autres centres urbains. Certaines zones sont particulièrement affectées : ainsi, le taux d’incidence varie de 62 % en Haute Guinée, 51 % en Moyenne Guinée, 42 % en Basse Guinée et 33 % en Guinée Forestière.

La bande de pauvreté, qui comprend les préfectures du Nord-Ouest du pays (Haute Guinée et Moyenne Guinée), se caractérise par un faible taux d’urbanisation, un déficit d’infrastructures et d’équipements de production et de communication, une plus faible concentration de services de santé, d’enseignement et d’agriculture.

Plus de la moitié des populations en zones rurales vivent à plus de 5 km d’une structure sanitaire et environ 20 % à plus de 15 km. Par ailleurs, 48 % des médecins, 51 % des sages-femmes et 39 % des infirmiers exercent à Conakry, pour environ 15% de la population du pays.

La mortalité infanto-juvénile, causée essentiellement par les maladies infectieuses (paludisme, infections respiratoires, diarrhée) et les carences nutritionnelles, est plus élevée en Haute Guinée et en Guinée Forestière. Etant donné que la prévalence des maladies infectieuses est relativement homogène entre les régions, l’écart de mortalité s’explique en grande partie par la faiblesse de la prise en charge des malades dans certaines régions.

Pour le secteur de l’éducation, les taux d’alphabétisation des régions de la Moyenne Guinée et de la Haute Guinée sont les plus faibles, avec un taux d’environ 13 % seulement en Haute Guinée et 19 % pour la Moyenne Guinée, contre 23 et 26 % respectivement pour la Guinée Forestière et pour la Basse Guinée. En milieu urbain, les taux d’alphabétisation des hommes et des femmes sont respectivement de 60 % et 36 % ; alors qu’en milieu rural, ces taux sont respectivement de 2,5 % et 6 %.

En 1991, les écoles étaient situées en moyenne à 16 km des habitations dans la région de la Haute Guinée, 12 en Basse Guinée, 11 en Moyenne Guinée et 8 en Guinée Forestière.

L’accès à l’eau potable est également plus faible en milieu rural (45 % des ménages y avaient accès en 1994/95) que dans les villes (49 % pour la même période).

1-3- Genre et Pauvreté :

En dépit de l’affirmation de l’égalité entre l’homme et la femme dans le discours politique et sa prise en compte dans les différents textes juridiques, force est de constater la persistance de fortes disparités au détriment de la couche féminine.

En Guinée, la pauvreté est nettement plus marquée chez la femme, qu’il s’agisse de l’accès à l’éducation, à l’emploi formel et au revenu ou qu’il s’agisse des conditions de travail ou de la répartition des charges.

Au cours de la dernière décennie, l’équité entre filles et garçons dans l’accès à l’enseignement primaire a évolué favorablement, l’indice de parité calculé sur le taux brut de scolarisation étant passé de 0,42 en 1990/91 à 0,75 en 2000/01. Cependant, les disparités restent importantes, particulièrement en milieu rural.

1-4- L’impact des conflits de la sous région sur la Guinée :

Depuis le début des années 90, la Guinée a été fortement affectée par les conflits armés au Libéria, en Sierra Leone, en Guinée Bissau et récemment en Côte d’Ivoire.

Outre les conséquences budgétaires pour la sécurisation des frontières et les interventions militaires dans les pays en conflit dans le cadre des forces d’interposition, cette situation a accentué les problèmes dans les zones d’accueil des réfugiés, notamment une forte pression sur l’environnement géographique, se traduisant par une dégradation et une surexploitation des ressources naturelles.

Les zones d’accueil ont connu une forte pression sur les ressources naturelles, aussi bien dans les zones rurales que dans les zones urbaines.

Dans la plupart de ces zones, le taux d’utilisation des ressources a atteint un niveau insoutenable, laissant toujours moins de ressources pour une population croissante.

Plusieurs villages des préfectures de N’Zérékoré, Macenta, Gueckédou, Kissidougou, Kindia et Forécariah ont abrité des populations de réfugiés très importantes et dont le nombre était supérieur à celui des populations d’origine. Le conflit ivoirien viendra s’ajouter à cette série noire à partir de septembre 2002.

De septembre 2000 à janvier 2002, le pays a enregistré des attaques répétées des rebelles venant du Libéria et de la Sierra Leone. Ces attaques ont touché particulièrement la Guinée Forestière (la première région agricole du pays) et la Guinée Maritime. Les conséquences se sont traduites, entre autres, par le déplacement d’une bonne partie des populations des régions touchées et la destruction de nombreuses infrastructures : habitations, écoles, centres de santé, blocs administratifs, infrastructures de production, de transport et de commercialisation et des dégâts humains importants. Sur le plan économique, le pays a enregistré un net ralentissement de la croissance (2 % en 2000 contre 4,3 % en 1998 et 3,3 % en 1999). Le secteur primaire a enregistré une croissance négative en 2000 (- 2,3 % pour tout le secteur contre 5,7 % en 1999).

Outre la forte limitation des échanges régionaux, l’afflux des réfugiés, l’insécurité aux frontières, les attaques rebelles ont entraîné un accroissement des dépenses militaires qui a contribué à creuser les déficits budgétaires en dépit des recettes substantielles.

Le pouvoir exécutif guinéen s’est caractérisé les dix dernières années par une gestion opaque des affaires publiques sans référence suffisante aux contextes sous régional et international. La démocratisation de la vie politique tarde à s’enraciner. Le paysage médiatique connaît une libéralisation effective en 2005 ; en plus d’une centaine de titres, près de 20 radios privées et communautaires font le bonheur des populations de la capitale et des localités environnantes en matière d’information.

Le pouvoir judiciaire est très critiqué, parce qu’il est caractérisé par la lourdeur des procédures, la non-exécution des décisions de justice, la corruption, le sous-équipement des services judiciaires. Autant de freins qui contribuent fortement à exacerber l’insécurité des biens et des personnes.

Depuis donc des décennies, la République de Guinée est restée bloquée et asphyxiée par ses dirigeants, faute de programme de développement qui n’a jamais satisfait aux conditions d’existence de plus en plus exécrables pour les populations. Les indicateurs économiques ont toujours brillé au rouge et les gouvernements qui se sont succédé n’arrivaient pas du tout à freiner l’enlisement du pays dans une pauvreté extrême, parce que simplement la volonté a manqué aux hommes et l’Etat n’a pu définir sa vision du développement. Et chaque responsable ou individu nourrit la culture de l’impunité et de la corruption. Ce qui a conduit à une situation de crise sociale et économique sans précédent et que la Guinée continue de traverser depuis 2006.

La prise du pouvoir par l’armée le 23 décembre 2008 à travers le CNDD, suite au décès du Président Lansana Conté, qui a conduit à la dissolution du gouvernement et la suspension de la constitution, amène le pays à s’engager dans la dynamique de changement dont le socle va reposer sur la transition (passage obligé vers le retour constitutionnel). Une transition qui piétine aujourd’hui avec les évènements tragiques du 28 septembre 2009 lors d’une manifestation pacifique organisée par les Forces Vives du pays. Bilan : près de 150 morts, des filles et des femmes violées, et plus de 1.000 blessés.

La présence des militaires à la commande des affaires de l’Etat suscite néanmoins des inquiétudes dans le milieu des mouvements associatifs, politiques mais surtout chez les partenaires bi et multilatéraux.

1-5 Justification :

Après les massacres, les viols, les agressions dont certains guinéens ont été victimes le 28 septembre 2009 et les jours suivants à Conakry, les populations dans leur majorité attendent que les responsables de ces actes soient punis par la Loi. Mais en attendant, la sécurité intérieure se dégrade avec les braquages, les enlèvements et autres assassinats d’innocentes personnes.

Malgré les affirmations du CNDD selon lesquelles le calme serait totalement revenu et que de multiples faits prouvent qu’il existe une atmosphère de terreur dans le pays. En effet, des délinquants militaires, en plus de ceux civils, pour des raisons inavouées, s’en prennent aux populations, contrairement à leur mission régalienne (protection de l’intégrité territoriale, des populations et de leurs biens).

Face à cette situation d’insécurité grandissante, les populations civiles n’ont plus de confiance à leur armée et, par conséquent, chaque personne cherche à se protéger en se dotant d’arms de guerre. Cet état de fait expose inéluctablement le pays à une éventuelle « guerre civile », qu’il faut circonscrire à travers des programmes et projets allant dans le sens de démilitariser les populations civiles et opérer des actions de refonte au sein de l’armée.

Il est aussi constaté que les militants chargés de la défense des droits humains, qui assistent les victimes du stade du 28 septembre, sont quotidiennement menacés de représailles. Ils reçoivent continuellement des menaces de mort par des appels téléphoniques anonymes. Face à cette situation de triste réalité, la communauté internationale se mobilise à travers la CEDEAO, l’UA, l’UE, les Etats-Unis et l’ONU, afin de trouver des solutions durables au problème guinéen qui, de plus en plus, devient très réoccupant. C’est ainsi que le Secrétaire Général Adjoint de l’ONU, M. Haïlé MENKARIOS, a effectué une mission à Conakry, afin de toucher du doigt la réalité du pays.

Aujourd’hui en Guinée, la problématique de l’insécurité constitue un véritable débat public, eu égard aux multiples assassinats et crépitements d’armes de guerre dans les grandes villes du pays. Aussi, il est clairement établi que le pays sert de plaque tournante au trafic de drogue et au grand banditisme. La Guinée est devenue un eldorado pour les contrebandes qui opèrent pour alimenter ou fournir des armes à des groupes de bandits prêts à créer des conflits partout dans le pays, ou chez ses voisins immédiats.

Autant de préoccupations qui nous amènent à des interrogations au quotidien quant à la quiétude des braves populations et de leurs biens.

1-6 Objectifs et résultats attendus de l’étude :

Objectif global :

– Contribuer à la compréhension des voies et moyens d’introduction et de circulation illicites des armes légères de guerre et de petit calibre en République de Guinée et du droit des populations à la sécurité humaine.

Objectifs spécifiques :

– faire l’état des lieux sur le trafic et la circulation illicite des armes et les conséquences sur les populations ;
– identifier des stratégies appropriées et partagées par d’autres acteurs intervenant pour lutter contre ces pratiques ;
– rédiger un document de prise de position (cahier de doléances aux autorités et partenaires associés);
– diffuser le document de l’étude.

Résultats attendus :

« Au terme de cet exercice participatif, les résultats attendus sont :

– Le trafic et la circulation illicites des armes sont connus comme une préoccupation à prendre en compte ;
– Les portes d’accès illicite des armes sont connues, les responsabilités sont situées et les zones à risques sont aussi identifiées ;
– Un document de prise de position et de propositions du FONGDD est rédigé et diffusé ;
– Un processus de capitalisation d’informations sur les stratégies de lutte contre la prolifération et la détention illicites d’armes de guerre et le respect des droits humains est engagé ;
– Un programme spécifique est envisagé afin de récupérer les armes de guerre. » (Termes de référence).

1-7 Méthodologie : (voir annexes)

2 – PRESENTATION DU RESULTAT :

Définitions des concepts clefs de l’étude :

Armes légères : Armes portables destinées à être utilisées par plusieurs personnes travaillant en équipe et comprenant notamment les mitrailleuses lourdes, les lance-grenades portatifs, amovibles ou montés, les canons antiaériens portatifs, les canons antichars portatifs, fusils sans recul, les lance-missiles et les lance-roquettes antichars portatifs, les lance-missiles aériens portatifs, les mortiers de calibre inférieur à 100 millimètres.

Armes de petit calibre : Armes destinées à être utilisées par une personne et comprenant notamment les armes à feu et toute autre arme ou dispositif de destruction tel que bombe explosive, bombe incendiaire ou bombe à gaz, grenade, lance-roquette, missile, système de missile ou mine, les revolvers et les pistolets chargement automatique, les fusils et les carabines, les mitraillettes, les fusils d’assaut, les mitrailleuses légères.

Munitions : Elles sont constituées par l’ensemble des éléments destinés à être tirés ou lancés au moyen d’une arme à feu ou à partir d’un vecteur, comprenant, entre autres les cartouches, les projectiles et les missiles pour armes légères, les conteneurs mobiles avec missiles ou projectiles pour système anti-aérien ou antichar à simple action.

Les autres matériels connexes comprennent toutes les composantes, pièces ou pièces détachées ou pièces de rechange d’une armée légère ou de petit calibre qui sont nécessaires au fonctionnement d’une arme ou d’une munition, toutes substances chimiques servant de manière active utilisées comme agent propulsif, agent explosif.

L’analyse de contenu des différentes réponses des personnes contactées à l’intérieur du pays et à Conakry a permis :

– de distinguer six zones de trafic et de circulation illicite des alpc (armes légères et de petit calibre) ;

– d’identifier et de classer les acteurs du trafic de la circulation illicite et de la prolifération des alpc ;

– de dégager les conséquences sociales et économiques du trafic et de la circulation illicite des alpc ;

– de proposer les pistes de solutions pour combattre le trafic et la circulation illicite des alpc dans le pays.

2.1 – Zonage de trafic et ampleur de la circulation illicite des alpc :

Selon leur ampleur et leur nature, il est possible de répartir les activités de trafic, de circulation et de prolifération illicites des alpc entre six zones :

2.1.1 – La zone Nord Ouest :
Elle regroupe les préfectures de :

– Boké et ses sous préfectures frontalières ou côtières suivantes : Sansalé, Dabiss Kanfarandé et Kamsar ;
– Gaoual et ses sous préfectures frontalières de Foulamory, Koumbia et Wendoumbour ;
Koundara et ses sous – préfectures frontalières de Sambaïlo et Saréboïdo.r
– Boffa et ses débarcadères de Bongolon, Koukoudé, Taboria et l’ile cosmopolite de Sakama

L’ampleur du trafic et de la circulation des alpc dans cette zone s’apprécie à partir des trois périodes suivantes :

Première période : Elle date des années 60, au moment de la guerre de libération de la Guinée Bissau, donc pendant la première République. Cette zone a connu l’installation de 7 camps militaires le long de la frontière avec la Guinée Bissau, dix années durant, pour servir de campements aux combattants de la liberté. A leur retraite, les combattants n’avaient pas emporté toutes les armes, car certaines étaient tombées entre les mains de quelques individus. A l’époque, ces armes et munitions détenues par les civils étaient utilisées dans la chasse, et celle du gros gibier surtout. On pouvait se procurer d’armes et de munitions, contre argent, ou moyennant la fourniture de quelques animaux domestiques (chèvres, moutons, bœufs).

On peut dire que le trafic illicite d’armes durant cette période était anodin, parce qu’il n’a pas été à la base de pertes de vies humaines, de viols de femmes ou de brigandages à mains armées. Certainement parce que l’environnement politique juridique et économique de l’époque ne s’y prêtait pas. Mais malgré tout, l’acte reste illégal, donc condamnable, même s’il n’a pas fait l’objet d’une grande attention de la part des autorités politiques et administratives d’alors. Au dire de certains, il n’est pas facile de donner le nombre exact, d’armes vendues aux habitants. Mais il est hors de doute que pour l’ensemble des trois préfectures, le nombre de fusils de toutes marques (carabine 44 SKS kalachnikov), est voisin du chiffre 2000 (deux mille), car chasseurs professionnels comme amateurs, cultivateurs et éleveurs désiraient se procurer d’armes à feu pour abattre du gros gibier ou protéger leurs cultures et leur bétail. Mieux, avoir une arme à feu à son domicile confère une certaine notoriété aux yeux des populations. Quand on sait que l’action menée en 2006-2007 par la société civile guinéenne et le comité national de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères a permis de collecter et de brûler dans la seule CRD de Koumbia 486 armes légères de guerre de marques différentes, l’on acceptera que le chiffre de 2000 armes pour l’ensemble de cette zone est raisonnable, s’il n’est pas inférieur à la réalité.

Deuxième période : Il conviendrait de la faire coïncider avec les guerres civiles du Libéria, de la Sierre Léone et de la Côte d’ivoire. En effet au même moment, des troubles périodiques et récurrents éclatèrent en Casamance (République du Sénégal) et en Guinée Bissau.

Ce fut l’occasion pour les trafiquants de se faire fortune en achetant des armes à partir de ces lieux de conflits pour les acheminer en Sierra Léone et au Libéria. Dans cette zone de plaines où les pistes sont nombreuses qui permettent de passer de nuit comme de jour d’un pays à un autre, le trafic d’armes devint vite un moyen de s’enrichir en un temps record. Dans cette course effrénée au gain, les douaniers et quelques forces de sécurité et de défense basées aux frontières, dans la partie guinéenne, furent vite corrompues. «Quand tu lâches l’argent à la frontière, tu peux faire passer n’importe quoi, parce qu’on ne te fouillera même pas » revient sur plusieurs lèvres.

La quantité d’armes qui a atteint les pays en conflits (Sierra Léone, Libéria) à cette période est importante, un responsable d’une ONG internationale (abc développement : Association pour le bien être communautaire et le développement) a fait remarquer que des armes de guerre importées par l’Etat de la Guinée Bissau se sont retrouvées en Sierra Léone où elles ont été reconnues grâce à leur identification à partir d’une marque du pays importateur.

Les estimations avancées sur le terrain donnent une moyenne de 10.000 fusils, toutes catégories confondues, avec prédominance de loin, des kalachnkov. Pendant cette période, les stupéfiants de toutes catégories étaient acheminés à partir de la Sierra Léone, par cette zone aux frontières perméables, pour les pays voisins, Guinée Bissau et Sénégal notamment.

A partir de cette période, le trafic d’armes de guerre eut des effets dévastateurs : mort d’hommes sans distinction d’âge, de sexe et de statut ; viols de femmes violences envers les enfants et les vieillards, destruction d’édifices publics et d’infrastructures socio éducatives, enrôlement d’enfants soldats etc…

Troisième période : Elle s’étend de la fin des guerres au Libéria et en Sierra Léone, à maintenant. En effet, cette zone reste encore très active dans le trafic illicite d’alpc, d’armes de chasse, de munitions de toutes sortes et de toutes les catégories de drogue. En septembre 2010 a été saisi dans cette zone par les forces de sécurité, une importante quantité d’armes, de munitions et de drogue en provenance de la Guinée Bissau. Les propriétaires de ces dangereuses « marchandises » étaient des commerçants basés à Conakry. Malgré les dispositions prises par le Gouvernement de transition cette zone est restée un foyer incandescent de trafic d’armes, même en plein processus électoral.

Dans cette zone, il semble que les saisies d’armes n’ont pas été effectuées seulement sur les frontières terrestres, mais aussi en mer et sur des fleuves.

Il est difficile de comptabiliser les armes qui sont passées par cette zone frontalière durant cette période. Mais les armes saisies frôlent le millier. A partir de là, on peut estimer qu’au moins quatre mille fusils (alpc et fusils de chasse confondus) sont entrés dans le pays durant cette période. Certaines armes sont stockées dans des lieux que seuls connaissent les trafiquants et leurs acolytes, et d’autres ont pris une destination inconnue.

2.1.2 – La zone Sud Ouest :

Elle regroupe les préfectures de Forécariah, Coyah et Kindia appartenant toutes à la Région Naturelle de la Basse Guinée. Les localités frontalières concernées par le trafic sont : les sous préfectures de Maférinya (Pamelap) Moussaya et Benty pour Forécariah ; celle de Madina Oula, pour Kindia, et la Commune urbaine de Coyah qui est un passage obligatoire pour atteindre Conakry ou la zone de trafic du Nord Ouest.

Cette zone a connu une activité intense de trafic d’armes légères de guerre pendant les guerres civiles de la Sierra Léone et du Libéria. Durant cette période, les armes circulaient dans les trois pays (Guinée, Sierra Léone, Libéria) et en tous sens, de nuit et de jour, parce qu’elles étaient détenues par des rebelles ou des trafiquants d’armes en déplacement.

L’agression armée contre la Guinée en 2000-2001 a été une occasion pour certains habitants des villages frontaliers de se procurer d’armes pour leur protection après la victoire de l’armée guinéenne sur les assaillants parce que des actes de brigandages et de viols étaient encore périodiquement perpétrés sur les paisible populations des zones rurales qui couraient des risques en se rendant dans leurs champs.

Le trafic d’armes légères de guerre dans cette zone s’accompagne de vente de canabis et autres catégories de drogue et de toutes sortes de marque de cigarettes. Cette zone a été un lieu de passage remarquable d’armes de guerre d’un pays à l’autre pendant près de vingt ans.

Les investigations sur le terrain ont permis de se rendre compte que très peu d’armes sont détenues par les habitants des zones frontalières, parce que ces lieux ne sont que des points de transit entre toutes les zones et la capitale. On estime le nombre d’armes en transit à au moins mille par an, en moyenne, pour toutes les directions, y compris les pays frontaliers en conflit.

2.1.3 – La zone Sud et Sud Est du pays :
Le trafic d’alpc qui à eu lieu dans cette zone a été le plus intense pendant les guerres du Liberia, de la Sierra Léone et de la Cote d’Ivoire
Cette zone couvre :

a) – Les préfectures de la Guinée Forestière et leurs sous préfectures frontalières. Ces préfectures sont N’Zérékoré, Lola, Yomou, Macenta, Guéckédou, Kissidougou et Beyla.

b) – la ville de Faranah, chef lieu de la région administrative du même nom, faisant partie de la Région Naturelle de la Haute Guinée et ses sous préfectures frontalières du Sud.

c) – La ville de Mamou, chef lieu de la région administrative du même nom, faisant partie de la Région Naturelle de la Moyenne Guinée, et ses sous préfectures frontalières.

Les premières villes reconnues comme lieux de trafic illicite des ALPC sont Guéckédou et Macenta où l’UNIMO, mouvement armé libérien qui voulait conquérir le pouvoir, s’était installé. Ses incursions dans le territoire Libérien a eu pour effets entre autres, l’entraînement de certains guinéens dans le trafic d’alpc et de munitions. Mais c’est avec l’intensification des guerres du Libéria, et de la Sierra Léone que toute la Région Forestière sera progressivement et profondément envahie par le trafic d’alpc. Ses sous préfectures frontalières qui feront l’objet de circulation d’armes en tous sens pendant les guerres du Libéria et de la Sierra Léone furent essentiellement :

• Pour la préfecture de N’Zérékoré : Yalenzou et Bounouma ;
• Pour la préfecture de Yomou : Bhêta, Banié, Bignamou ;
• Pour la préfecture de Macenta : Koyama, Fassankoni, Daro et Orémaï ;
• Pour la préfecture de Guéckédou : Nongoa, Ouendé-Kénéma, Fangamadou, Tékoulo ;
• Pour la préfecture de Kissidougou : Yendemillimo, Pombo, et Yombiro ;
• Pour la préfecture de Faranah : Kobikoro, Héramakonon, Songoyay, Sandéniya et Maréla;
• Pour la préfecture de Beyla : Senko, Boola et Sokourola
• Pour la préfecture de Mamou : Ouré-kaba et Konkouré.

Ces préfectures connurent de 1990 à 2001, une circulation transfrontalière très intense d’armes de guerre. Durant cette période, la Guinée enregistra 1.200.000 réfugiés. Parmi eux il y avait des déserteurs des forces régulières de la Sierra Léone et du Libéria dont la plupart étaient venus en Guinée avec des armes pour s’auto défendre. Certains cachaient leurs armes dans la brosse et ne les prenaient que nuitamment pour aller commettre des dégâts. Cela a été maintes fois enregistré dans le camp des réfugiés sis dans la sous préfecture d’Albadaria, dans la préfecture de Kissidougou. Dix années durant, les frontières de la Guinée étaient traversées en tous sens par des gens armés. Ce sont des dizaines de milliers d’armes qui circulèrent ou transitèrent par cette zone pour les différents points chauds des pays voisins à la Guinée.

2-1-4 : La zone du Nord – Est :
Cette zone comprend les préfectures de :

– Kankan, avec sa sous préfecture frontalière de : Boula
– Siguiri avec ses sous préfectures frontalières de Bankon, Doko et Kourémalé
– Mandiana avec ses sous préfectures frontalières de Balandougou, Dialakoro, Kiniéran, Koundianakoro, Morodou, Niantanina, Saladou
– Kérouané avec sa sous préfecture minière de Banankoro.

Ces préfectures et leurs districts frontaliers ont la particularité et la spécialité de faire passer les alpc et la drogue :

a) – pour le Nord du Mali en vue alimenter en armes le conflit qui oppose les touaregs à l’Etat malien. Les sous préfectures frontalières dont Kourémalé en tête, sont les centres de transit des armes et de la drogue.:
b) – Pour le Nord de la Cote d’Ivoire, pays voisin qui connaît une profonde division
Les deux cas suivants l’illustrent ;

• En 2006, a été arrêtée à Kourémalé, préfecture de Siguiri, une femme qui acheminait au Mali un important lot d’armes de guerre et de petit calibre dans un camion.

• En 2009, toujours à la frontière de Kourémalé, un homme a été saisi avec un camion contenant une grande quantité d’armes de guerre et de munitions.

Ces deux cas laissent comprendre que les commerçants ou trafiquants d’armes avaient pris l’habitude d’emprunter la route internationale pour faire passer leurs marchandises. Le nombre de camions saisis à la douane doit être nettement inférieur à celui qui a franchi la frontière. Si l’on ajoute à cela le nombre d’armes qui ont franchi la frontière sous forme de fagots portés sur la tête ou transportés sur un engin à deux roues , l’on ne saurait s’empêcher de conclure que c’est plus d’un millier d’armes qui ont été acheminées au Mali et en Côte d’Ivoire chaque année, durant les conflits armés de la Sierra Léone et du Libéria. Les différents entretiens qui ont eu lieu sur le terrain laissent transparaître que jusque maintenant, au moins 500 fusils dépassent les frontières pour le Mali et la Côte d’Ivoire chaque année. Il semble que les trafiquants possèdent encore beaucoup d’armes dans des magasins tenus sous le sceau du secret, qu’ils transportent petit à petit, avec des complicités d’un haut niveau. Même si cette information reste à vérifier, elle ne constitue pas moins un indice d’appréciation du nombre d’aplc acheminées dans les pays voisins en question à partir de la Guinée. Surtout que les sous préfectures frontalières de Kankan, Mandiana et Beyla sont des lieux d’acheminement d’armes vers le Mali et la Côte d’Ivoire, très fréquentés.

2.1.5 – Les Garnisons Militaires :

Elles existent dans toutes les préfectures du pays et dans la capitale. Elles ne constituent pas à proprement parler, des zones. Si on les considère comme tel, c’est pace qu’elles ont été, dans certains cas, à tort ou à raison, à la base de la prolifération des armes légères et de petit calibre, ainsi que des munitions.

En effet, en remontant le fil des évènements, l’on constate les faits suivants :

a) – Les garnisons militaires avaient ravitaillé, après l’agression du 22 novembre 1970 surtout, toutes les milices des 2.500 pouvoirs révolutionnaires locaux ou PRL que comptait le pays. En moyenne, chaque PRL avait bénéficié de dix fusils : carabine 44, PMAK, SKS et de quelques pistolets pour des cadres du commandement.

Ce qui nous amène à 25.000 alpc au moins distribués. Ces armes étaient très bien gérées, de mène que les munitions. Les actes de banditisme comme les vols et viols à mains armés étaient méconnus, parce que la vigilance était de rigueur à l’époque. Les seuls comportements inadmissibles que pouvaient commettre les détenteurs de ces fusils étaient la chasse sans autorisation ou la pêche dans les fleuves ou les grandes rivières. Et ces attitudes étaient flétris et les auteurs de tels actes proscrits, sanctionnés aussitôt que dénoncés.

Après la prise du pouvoir par l’armée en 1984, il a été ordonné la restitution de ces armes. Au dire de plusieurs responsables ou élus locaux qui avaient suivi cet évènement, malgré les efforts du gouvernement d’alors, au moins le cinquième de ces armes étaient restés entre les mains de leurs détenteurs. Ce qui signifie que 5.000 armes au moins n’avaient pas été restituées.

b) – Certains éléments des forces de défense et de sécurité qui ont en charge la surveillance des armes et munitions cèdent devant la promesse des trafiquants auxquels ils livrent alors, moyennant argent, armes et munitions. Cette quantité ne peut être connue que si la gestion des mouvements des armes est de rigueur.

c) – D’autres éléments des forces de défense et de sécurité prêtent leur fusil accompagné de munitions à des bandits, moyennant une certaine somme d’argent, avant ou après l’opération qu’ils vont livrer. Ce sont là des fusils qui augmentent pour un temps, le nombre d’armes en circulation illicite qui commettent des dégâts.

d) – Les camps militaires approvisionnent légalement les escadrons de gendarmerie et les commissariats de police en alpc et munitions. De 2007 à 2009, les mouvements sociopolitiques et syndicaux ont entraîné la destruction systématique de tous les dépôts d’armes et de munitions publiques (postes de police et gendarmerie dans la capitale et à l’intérieur du pays). Même les dépôts d’armes privés n’avaient pas échappé. Cet état de fait a augmenté la prolifération et la circulation incontrôlée des alpc. C’est plus de mille armes d’alpc qui ont été emportées par les manifestants à travers le pays durant ces mouvements.

On ignore généralement la destination des armes pillées, parce que dans l’ensemble, elles n’ont pas été restituées. C’est dans très peu de préfectures que la sensibilisation qui appelait à leur restitution a porté ses fruits.

2.1.6 – La Zone spéciale de Conakry :

Conakry est à la fois une zone de transit, de conservation de circulation interne et de distribution clandestine des alpc. La quasi-totalité des armes qui entrent dans le pays par les principales zones d’entrée identifiées arrivent d’abord à Conakry. Les véhicules chargés d’armes et de munitions saisies aux différentes frontières avaient toutes pour destination Conakry. Si cette ville est ouverte aux frontières terrestres pour recevoir des « marchandises » nocives, l’on pourrait se demander si ce n’est pas le même cas pour les frontières maritimes, surtout que les débarcadères de Boulbenet, Boussoura, Bonfi et Kaporo sont repérés comme étant les principales portes de sortie et d’entrée pour les commerçants clandestins

Le port de Conakry et l’aéroport international de Gbessia, soit par complicité ou négligence des forces de sécurité, soit par insuffisance d’équipements de surveillance ou de contrôle appropriés sont devenus des lieux de passage de produits nocifs ou prohibés.

En plus, Conakry renferme l’une des plus grandes garnisons militaires : le Camp Alpha Yaya Diallo. Il existe en pleine ville et, en périphérie se trouvent d’autres garnisons militaires et plusieurs escadrons de gendarmerie bien équipés en armes de guerre.

A cela s’ajoutent les nombreux commissariats de police de la capitale. Plusieurs de ces institutions de services militaires et paramilitaires renferment sans nul doute des éléments qui cèdent ou octroient sous des formes variées, des armes de guerre légères de petit calibre et des munitions à des personnes qui n’y ont pas droit. Cela donne une idée de l’ampleur de la circulation et du trafic des alpc et des munitions dans le pays.

A la lumière de ce qui précède, il apparaît clairement que le trafic et la circulation illicites des alpc en Guinée a été intense et d’une grande ampleur, vingt années durant, c’est-à-dire pratiquement de 1990 à 2010. C’est durant cette période que le pays a connu toutes sortes d’atrocités causées par ses propres fils, de façon directe, ou indirecte lorsque ce sont des réfugiés orientés ou accompagnés qui commettent les dégâts.

Cartes de reconnaissance des zones

Carte détaillée du Zonage sur la Circulation des armes légères de guerre et de petit calibre

Préfectures et Sous-préfectures du Pays

2.2 – Les Acteurs du trafic et de la prolifération illicites des alpc :

Les acteurs qui pratiquent le trafic et la circulation illicites des alpc pourraient être classés ainsi qu’il suit :

2.2.1 – Des membres des forces de défense et de sécurité :

Ce sont les premiers qu’il conviendrait d’incriminer pour les raisons suivantes :

a) – Elles peuvent autoriser, contrairement au rôle qui leur est dévolu, l’entrée en territoire guinéen de façon illicite, toutes sortes d’armes et de munitions.
b) – Elles peuvent en plus, à partir des garnisons militaires, grandes ou petites, ou de tout autre lieu de conservations d’armes de guerre, livrer, à des conditions tenues sous le sceau du secret, des alpc et munitions à des non ayant droit.

2.2.2 – Les trafiquants d’armes :

Ce sont des commerçants, marchands, hommes d’affaires ou des opportunistes reconvertis en trafiquants d’armes. Leur unique ambition, c’est de gagner n’importe comment de l’argent et de s’enrichir. Ce sont des spécialistes en corruption au sens large du mot, par excellence. Ils parviennent souvent à briser « la muraille » de la douane et à faire entrer dans le pays ou en en faire sortir, suivant leurs objectifs, de grandes quantités d’armes, de munitions et de drogue dans de gros camions. Lorsqu’ils se heurtent à des forces de sécurité incorruptibles, ils recrutent des porteurs dans les villages frontaliers et font passer leurs « précieuses marchandises » par la brousse, de jour ou de nuit, qu’il pleuve ou qu’il tonne. Les barrières naturelles que sont les montagnes, les fleuves et les forêts épaisses ne les arrêtent pas. C’est une activité ininterrompue, parce qu’elle est certainement plus alléchante que périlleuse, aux yeux de ceux qui la pratiquent.

2.2.3 – Les acteurs de basse moralité :

Il y en a de tous les âges, de tous les sexes et de tous les horizons du pays. Chacun d’eux joue sa partition de complicité dans le trafic et la circulation des alpc : recel, vente, conservation, transport, utilisation. On ne saurait s’empêcher de dire que le pays vit la période d’une véritable prolifération des alpc. Parmi ces acteurs se recrutent : des Réfugiés, des Déplacés internes, des Volontaires guinéens recrutés en 2000 pour lutter contre la rébellion, des bandits de grand chemin ….

2.2.4 – Les acteurs passifs :

Ce sont des membres de la communauté qui accidentellement assistent à des transactions relatives aux alpc, suivent leur embarquement ou leur débarquement, ou encore reçoivent des informations sûres sur leur lieu de stockage sans signaler aux autorités ce qu’ils ont vu ou entendu. Leur attitude passive est condamnable.

2.3 Les conséquences du trafic et de la circulation illicite des alpc :

Ces conséquences s’apprécient principalement sous les deux éclairages suivants :

Les conséquences Sociales : elles se résument essentiellement en :
– Pertes en vies humaines :
– Coups, blessures et mutilations,
– Usage des armes à feu même dans certains conflits entre voisins,
– Augmentation du nombre de veuves et d’orphelins,
– Traumatisme et psychose de l’insécurité parce que les populations savent que dans la plupart des centres urbains il existe un grand nombre de ménages qui se sont illégalement dotés d’alpc qui peuvent être utilisées même dans les conflits entre voisins. Conakry (communes de Ratoma et de Matoto), N’zérékoré, Macenta, Kissidougou, Faranah, Guéckédou, Kindia, Boké, Siguiri et Mamou seraient par ordre d’importance, les villes qui renferment un grand nombre d’alpc.
– Méfiance vis-à-vis des voisins.
– Manque de confiance entre les populations et les forces de sécurité et de défense.
– Méfiance des diplomates vis-à-vis des citoyens guinéens à cause des actes de brigandages dont certains d’entre eux ont été victimes.
– Accroissement inquiétant du banditisme

Les conséquences économiques : au compte des innombrables conséquences économiques engendrées par la prolifération illicite des armes, on peut citer :
– L’appauvrissement des individus et des ménages ;
– Le ralentissement des activités de certaines sociétés ou entreprises à causes des actes de brigandages, de bracage ou de menaces dont beaucoup d’entre elles sont victimes.
– L’arrêt ou le ralentissement du trafic à l’intérieur du pays à cause des actes de brigandages souvent accompagnés de tueries ou de coups et blessures sur les grands axes routiers.

3- LES ATOUTS POUR COMBATTRE LE TRAFIC ET LA CIRCULATION ILLICITES DES alpc.

Les Principaux atouts :
Les principaux atouts pour réussir le combat entre le trafic et la circulation illicites des alpc sont repérables à quatre niveaux :

1er Atout :
3.1.1. La législation : La Guinée s’est dotée de la loi L/96/008 du 22 Juillet 1996, portant sur les armes les munitions, les poudres et les explosifs.

Elle distingue les matériels de guerre qu’elle classe en quatre catégories (de 1 à 4) et les armes et munitions non considérées comme matériel de guerre qu’elle identifie aussi en quatre autres catégories (de 5 à 8).

Le chapitre 1 de cette loi est consacré à la fabrication et au commerce des armes légères et munitions. Son chapitre 2 est relatif à l’acquisition et à la détention d’armes et de munitions.

Tous les actes illicites liés à l’acquisition d’alpc, à leur circulation, à leur vente ou à leur utilisation révélée dans l’état des lieux ou constat de terrain trouvent les sanctions qui leur correspondent dans cette loi. A titre d’exemple, on peut citer les articles suivants :

L’article 5 : qui stipule que l’importation du matériel des catégories 1, 2, 3 et 4 est du domaine exclusif de l’Etat.

L’article 8 : qui sanctionne toute personne qui se livre sans autorisation à la fabrication ou au commerce de matériel de guerre ou d’armes et munitions de défense, qui agit comme intermédiaire ou agent de publicité d’entreprises non autorisées.

L’article 577 : qui punit de la réclusion criminelle à temps :
Tout militaire qui détourne ou dissipe les armes, munitions, véhicules, denrées, effets, d’autres objets à lui remis pour le service ou à l’occasion du service.
Si le coupable est un officier, la destitution peut en outre être prononcée.

L’article 578 : qui punit toute personne qui porte publiquement un insigne, uniforme ou costume de l’armée guinéenne sans en avoir le droit.

2ème Atout :
3.1.2. Les reformes en cours au sein des forces de défense et de sécurité : le Ministre de la Défense Président de la Transition a ouvert la voie pour la restructuration de l’armée et la création des conditions viables et souhaitées en faveur des forces de défense et de sécurité.

Leur vie future dans des casernes appropriées permettra de faire d’eux une armée républicaine disciplinée qui va rompre avec les vieilles habitudes indignes d’elle.
3ème Atout :
3.1.3. Le Nouveau régime démocratique : le nouveau Président démocratiquement élu et des institutions républicaines qui refléteront le régime démocratique prôné, sont certainement le plus grand atout pour rompre avec la médiocrité et tous les comportements incompatibles avec le dynamisme et les aspirations d’un Etat de Droit.
– L’application rigoureuse de la loi à l’endroit de tous, sans distinction aucune, permettra de combattre efficacement tout ce qui contrarie la bonne marche de l’Etat, y compris le trafic et la circulation illicite des alpc.
– Le respect de toutes les conventions signées relatives à la prolifération des alpc est de nature à garantir la sécurité dans le pays.

4ème Atout :
3.1.4. Les acteurs institutionnels qui luttent contre le trafic et la circulation illicites des alpc.

Les structures administratives, les institutions internationales et la société civile combattent le trafic, la circulation et la prolifération illicites des armes légères de guerre et de petit calibre.
Ce sont entre autres :

• Le Ministère de la Défense Nationale qui protège l’intégrité territoriale.
• Le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité qui sécurise les populations contre les méfaits de la circulation et la prolifération illicites des alpc.
• Le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme qui poursuit tout manquement vis-à-vis de la production, de la commercialisation et de la circulation illégale des alpc.
• Le Ministère de la Décentralisation et du Développement Local qui responsabilise les élus locaux pour la protection, la sécurité et la défense des activités de développement communautaires.

• Le Ministère de l’Administration du territoire et des Affaires Politiques qui veille sur la bonne gouvernance du pays et contrôle toutes les activités politiques et les déviances et comportements nuisibles aux populations guinéennes

• Le Ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information qui organise des séances de sensibilisation à la radio et à la télévision pour sensibiliser sur les méfaits du trafic et de la prolifération illicites des alpc.
• La Commission Nationale de lutte contre la prolifération des armes légères qui doit assurer la mise en œuvre du moratoire de la CEDEAO sur les armes légères

• Les ONG et réseaux qui combattent le trafic et la prolifération illicites des alpc.

• Le Système des Nations Unies qui encourage et soutient tous les efforts axés sur la lutte contre le trafic et la prolifération illicites des alpc.

• La presse écrite privée et les radios privées et communautaires qui combattent le trafic, la circulation et la prolifération illicites des alpc.

3-2. Les Contraintes.

Elles sont pour l’essentiel :
• Le respect des principes de la bonne gouvernance ;
• Le soutien de la communauté internationale dans la restructuration, l’équipement, la formation et la mise en caserne des forces de défense ;
• L’accompagnement par la communauté internationale du nouveau régime pour son implantation et sa consolidation ;
• L’application rigoureuse de la loi L/96/008 du 22 Juillet 1996 portant sur les armes, les munitions, les poudres et les explosifs ;
• Le respect de toutes les conventions et pactes signés sur les plans africain et international, relatifs à la production, à la commercialisation et à la circulation des alpc.

4-LES EFFORTS DÉPLOYÉS PAR LA COMMISSION NATIONALE GUINÉENNE DANS LA LUTTE CONTRE LA PROLIFÉRATION ILLICITE DES ALPC :

La Commission Nationale Guinéenne de lutte contre la prolifération et la circulation illicites des armes légères s’est organisée pour mener le combat à travers des enquêtes, études et recherches pour connaître d’où viennent les armes, comment circulent-elles, quelles sont les couches les plus vulnérables, quelles stratégies concevoir et mettre en œuvre pour gagner le combat. Lorsque ces études seront disponibles, des mécanismes efficaces pourront être mis en place pour éradiquer ce phénomène.

Déjà, sur le terrain, la Commission a entrepris et réussi certaines activités en association avec plusieurs de ses partenaires dirigés par abc développement (Action pour le Bien être communautaire et pour le développement). Grâce au programme ECOWAP, il leur a été possible, en impliquant fortement les autorités de l’État, de récupérer les armes avec leurs détenteurs qu’une sensibilisation bien conduite avait mis en confiance.

Dans la sensibilisation, les acteurs ont utilisé les musiciens traditionnels, les conférences débats et le sport pour réussir. Dans la communauté rurale de Koumbia (Gaoual) seulement, on a récupéré 486 armes. Une émulation entre les villages qui se vidèrent de leurs armes illicites à qui mieux-mieux a été enregistrée à la satisfaction des organisateurs de ce projet pilote. Toutes les armes collectées furent brûlées en présence des représentants de la Commission Nationale Guinéenne de Lutte contre la Prolifération et la Circulation Illicite des Armes Légères et de plusieurs responsables administratifs et élus locaux. En plus, ce programme a financé douze microprojets dans plusieurs domaines : agriculture, activités génératrices, de revenus, reconversion de forgerons qui fabriquaient des armes dans la production d’outils agricoles. Ce programme a couvert quatre pays : la Gambie, la Guinée Bissau, le Sénégal et la Guinée.

Il serait souhaitable de poursuivre ce programme avec beaucoup plus d’intensité. Ce qui supposerait le renforcement des capacités opérationnelles de la Commission Nationale Guinéenne pour qu’elle puisse former, programmer, orienter et contrôler un plus grand nombre d’ONG partenaires se déployant en matière de lutte contre la prolifération des alpc.

A cela, il faudrait ajouter les armes récupérées par les forces de sécurité avec les bandits et les auteurs de vols à main armées.

5- L’EXPÉRIENCE DES PAYS VOISINS DANS LA RÉCUPÉRATION DES ARMES :

En Sierra Léone et au Libéria, pour récupérer les armes après la guerre, les Nations Unies ont financé un programme dénommé DDR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion). Les armes étaient récupérées et en échange, on donnait aux rebelles ainsi démobilisés 300 dollars contre une arme. Mais ce programme a eu des difficultés à cause de la rébellion qui a éclaté en Côte d’Ivoire, où l’on recrutait tout combattant volontaire en lui remettant 900 dollars. Ce fut un nouveau pool d’attraction des rebelles. La tâche ne fut donc pas facile, surtout que le jeune rebelle léonais ou libérien, était obligé de commettre dans son village natal ou son terroir des actes de criminalité ou de vandalisme pour être bien intégré dans les rangs des enfants soldats.

C’est ainsi que beaucoup d’entre eux, après la guerre, n’ont pas pu retourner leurs villages ; la plupart d’entre eux résident actuellement dans des agglomérations situées le long des frontières Sierra Leone, Guinée, Libéria où ils se livrent à des activités de commerce s’ils ne font pas le taxi moto. Il arrive que les deux activités soient cumulées chez un seul individu ou groupe d’individus. À l’heure qu’il est, c’est parmi eux que se recrutent les trafiquants d’armes et de drogue, s’il faut croire aux informateurs dont certains ont des connaissances parmi eux.

6-LA CAPITALISATION DE L’EXPÉRIENCE DES PAYS VOISINS DANS LA RÉCUPÉRATION DES ARMES :

À la lumière de ce qui précède, il est possible de capitaliser les informations et d’innover des stratégies de lutte contre la prolifération illicite des armes tout en restant dans l’esprit de la CEDEAO et dans le cadre des politiques sectorielles de la République de Guinée. En effet, la lutte pour la récupération des armes illicitement détenues dans les ménages des centres urbains et des zones rurales, pour être bien conduite, doit en appeler à la conscience de tout un chacun pour coordonner les efforts, et surtout établir une plate-forme d’entente avec les détenteurs des armes pour qu’ils acceptent librement de les livrer. Il faudrait là distinguer quatre types de détenteurs de ces armes :

1- les rescapés ou anciens combattants des guerres qui ont connu les pays limitrophes, s’ils n’en sont pas des ressortissants ;
2- les citoyens guinéens qui ont acheté des armes pour se défendre face à l’insécurité grandissante que connaît le pays. Ils estiment que si l’État ne les défend pas, eux doivent se défendre parce qu’ils en ont les moyens ;
3- les éléments mal intentionnés, bandits de grands chemins, qui ont acheté des armes pour procéder à des vols à mains armées ou autres malversations, dont les liquidations physiques moyennant payement d’argent ;
4- certains éléments des forces de défense et de sécurité qui cèdent leurs armes pour une période donnée moyennant argent ou objets de valeur avant ou après l’opération de brigandage

Le FONGDD, à travers un programme spécifique qu’il a conçu en vue d’accompagner la puissance publique dans le processus de capitalisation des informations, de leur adaptation aux réalités guinéennes et du moment en vue d’éradiquer la prolifération illicite des armes, de restaurer la sécurité et la confiance parmi les populations, et enfin de lutter contre l’oisiveté, la délinquance et tous les vices en déployant les jeunes dans des activités saines qui leur sont profitables à eux, à leur communauté et à la nation guinéenne.

7- CONCLUSION ET PISTES DE SOLUTIONS POUR LA RECUPERATION
ET L’ATTENUATION DU TRAFIC DES ALPC :

Cette étude a permis de délimiter les zones d’introduction des ALPC en Guinée et de sortie vers les pays voisins, d’identifier les différentes sources de leur prolifération et les acteurs qui animent leurs mouvements. Ces vingt dernières années, la Guinée a été le théâtre d’un grand déploiement de bandits de tout acabit. Les grands centres urbains de l’intérieur du pays, la capitale et les régions frontalières avec le Libéria et la Sierra Léone notamment, ont connu toutes sortes d’atrocités liées aux brigandages à mains armées. Ces actes de terreur ont été favorisés par la mal gouvernance qui donnait l’impression à ceux qui s’y livrent que le pouvoir administratif est inexistant. C’est ce qui explique aussi en partie la rentrée d’armes de guerre, sans la moindre inquiétude pour les auteurs, par les grands axes routiers internationaux, de jour et de nuit. Certains membres des forces de défense et de sécurité ont été instrumentalisés dans le trafic et la prolifération des ALPC. Sur le terrain, les traces de plusieurs ONG qui se déploient en matière de lutte contre les violences et la prolifération des armes ont été constatées, surtout dans les centres urbains. La zone rurale est défavorisée. Et pourtant, deux tiers des populations du pays y vivent. En plus, les armes en provenance de l’extérieur passent par les zones rurales. Elles méritent donc d’être prises pleinement en compte dans les interventions futures, mieux que par le passé.

Les pistes de solutions suivantes ont retenu notre attention. Elles sont loin d’être une panacée. A la base de leur choix se trouve de souci de coller à la réalité grâce à une adaptation aux spécificités qui ont caractérisé chaque zone identifiée dans la trafic, la circulation et la prolifération illicites des armes. Ainsi, pour combattre ce fléau, le plaidoyer suivant sera envisagé qui sera axé d’abord sur les autorités à tous les niveaux pour les faire adhérer au programme de plaidoyer, puis sur les forces de défense et de sécurité, avec pour thème pour ces dernières la moralisation, pour qu’elles cessent de prêter ou de vendre des armes et des munitions aux civils. Dans le même contexte, on les convaincra de déposer, après les missions, les armes dans les magasins des garnisons. La sécurité transfrontalière, la sécurité des biens et des personnes compléteront les thèmes. Toutes les garnisons militaires seront concernées.

Pour ce qui est des zones du Nord Ouest, du Sud Ouest et celle du Sud et du Sud Est, qui furent des lieux d’introduction et de prolifération d’armes légères, on envisagera des opérations de leur récupération avec les civile par l’application du modèle Control Arms de Oxfam. Ce modèle peut être adapté et étendu à la capitale et aux grands centres urbains réputés renfermer des civils détenteurs d’armes de guerre.

Pour réussir ces activités, des ONG initiées à ce genre de plaidoyer seront recensées en vue de subir une formation appropriée de mise à jour, de manière à créer une synergie dans les interventions.

Pour arrêter les entrées et les sorties des armes, on installera des structures de veille dans les sous préfectures et districts frontaliers des zones du Nord Ouest, du Sud Ouest, du Sud et du Sud Est, ainsi que dans ceux de la zone du Nord Est. Les leaders l’opinion seront impliqués dans ces structures. Cette structure aura pour mission de surveiller les entrées et les sorties des ALPC et d’avertir les autorités compétentes à temps, lorsqu’elles découvriront avec certitude des mouvements d’entrée ou de sortie d’armes et / ou de munitions.

Un programme sera élaboré de commun accord avec toutes les Institutions membres du FONG DD, pour mieux partager les copies et harmoniser les actions. Ce programme fixera les objectifs, définira les résultats attendus et élaborera conséquemment une méthodologie pour bien conduire les activités sur le terrain
Les types d’intervention et les zones bénéficiaires :

• Des actions d’information, de sensibilisation seront menées dans les milieux ruraux des zones d’entrée et de sortie des armes. Ce sont spécialement, pour les zones d’entrée, celles du Nord Ouest, celle du Sud et du Sud Est du pays. Pour les zones de sortie illicite des armes, la zone du Nord Est. Ces activités auront pour but d’éviter à ces populations rurales d’être manipulées. Les personnes visées de façon spécifique après les communautés seront les élus locaux, les leaders d’opinion et les chefs religieux.

Ces activités de sensibilisation seront appuyées par les radios rurales et communautaires.

• Des séances de formation à la tolérance, à l’acceptation des différences naturelles, d’opinions et de points de vue viseront les élus locaux, surtout les jeunes et les femmes qui sont généralement les courroies de transmission des messages provocateurs.

Cette formation s’étendra aux centres urbains qui renferment des civils détenteurs d’armes de guerre, Conakry et N’Zérékoré en tête. Les thèmes seront élargis aux droits de l’homme et à l’apprentissage de la médiation pour toutes ces entités, pour prédisposer les populations à mener des actions de prévention et de règlements de conflits éventuels.

Au niveau des garnisons militaires, la formation sera axée essentiellement sur l’éthique et la déontologie militaire. S’inscrivant dans le cadre des qualités et valeurs d’une armée républicaine.

Tout cela ne sera possible qu’avec l’accord de l’Etat. D’où la nécessité pour le FONGDD, pour obtenir et mériter la confiance de l’Etat, d’être une institution de concertation et de dialogue sur tous les problèmes liés au développement durable.

BILBIOGRAPHIE

– Principes généraux régissant les transferts d’armes. Edition revue et mise à jour – Amnesty International – Document public – Avril 2007 – EFAI.

– Mise en œuvre du moratoire sur les armes légères – Par Abubakarr Multi Kamara.

– Position des Etats sur le TCA – Afrique du Nord, de l’Ouest et Centrale.

– Cheminer avec le conflit : compétences et stratégies pour l’action – FISHER S. et al. 2002.

– Contrôlez les armes : Position du Comité Directeur des ONG pour un traité sur le commerce des armes- champ d’application-Mars 2009
– Code pénal Guinéen.
– Conflits et circulation des armes légères au Tchad -Jean NGAMINE

1. Méthodologie de l’étude
2. Grille des entretiens individuels
3. Guide des discussions dirigées

1-7 Méthodologie : (voir annexes)

Cette étude est une étude qualitative. L’approche utilisée pour la réaliser est appelée approche stratégique. Cette nouvelle méthode a été appliquée avec succès dans une trentaine de pays dans le domaine de la santé, sur recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

En Afrique, ce sont le Ghana et la Zambie qui l’ont pratiquée. La Guinée est le premier État francophone à l’appliquer et l’essai a été un coup de maître, à travers une étude récemment présentée, en mai 2010 et intitulée « Évaluation stratégique pour la réduction des avortements à risques en Guinée ». Cette étude, initiée par le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, a été réalisée par la Cellule de Recherche en Santé de la Reproduction en Guinée (CERREGUI). Dans plusieurs pays, cette approche est aujourd’hui utilisée avec succès dans différents domaines d’études et de recherches.

L’approche stratégique se réalise en trois étapes :

Première étape : C’est l’évaluation stratégique. Celle-ci est un processus de planification stratégique participatif qu’entreprend un pays à travers une équipe nationale pour faire l’état des lieux, identifier les besoins et les priorités ainsi que les actions possibles en relation avec des problèmes critiques et cuisants que veut résoudre le pays.

Deuxième étape : La recherche opérationnelle qui se réalise à partir d’un travail de terrain et d’une revue documentaire appropriée. La voie est balisée au cours de cette étape pour des innovations fructueuses ou le renforcement des programmes en cours de réalisation. Les points forts sont détectés et les conditions de leur vulgarisation ou de leur généralisation sont définies.

Troisième étape : La généralisation des actions, étape au cours de laquelle les interventions réussies et les innovations positives testées ou constatées sur le terrain dans la recherche opérationnelle sont généralisées. Ces interventions réussies permettront de renforcer les programmes et même la politique. Dans le cadre de cette étude, il a été question entre autres de capitaliser les stratégies de récupération des armes faites dans les pays voisins et les efforts déjà consentis en Guinée dans le même cadre.

En effet, l’approche stratégique, dans sa lutte contre les fléaux qui assaillent les populations d’un pays, encourage le partenariat avec les agences internationales et les bailleurs de fonds, et donne la responsabilité des décisions et de la mise en œuvre aux acteurs du pays concerné.

Ainsi, cette approche est toute indiquée pour élaborer des stratégies d’éradication des mécanismes illicites d’introduction et de circulation en Guinée des armes de guerre et de petit calibre, et définir des méthodes d’intervention appropriées pour la sécurité humaine.

Dans ce contexte, les questions stratégiques, qui ont constitué la trame pertinente d’analyse des données dans la présente étude ont été les suivantes :

1- D’où viennent les armes qui causent l’insécurité que connaît aujourd’hui la Guinée ?

2- Quels sont les détenteurs de ces armes et où sont-ils localisés ?

3- Quels ont été les moyens d’acquisition de ces armes et quelles sont les différentes complicités dont bénéficient ces détenteurs illégaux d’armes de guerre et de pc ?

4- Quelles stratégies efficaces élaborer et mettre en œuvre pour détruire entièrement les mécanismes illicites d’introduction et de circulation en Guinée des armes de guerre et de petit calibre ?

5- Quels sont les partenaires réels et/ou potentiels à sensibiliser et/ou à mobiliser pour combattre efficacement les mécanismes illicites d’introduction et de circulation en Guinée des armes de guerre et de petit calibre, et assurer la sécurité humaine des populations ?

6- Quels sont la nature et le niveau d’intervention ou de contribution des autorités et des partenaires identifiés pour l’éradication de ce fléau ?

7- Quel programme spécifique pourrait-on envisager et mettre en application dans un court délai pour lutter efficacement contre la prolifération et la détention illicite d’armes de guerre et protéger de façon durable les populations ?

8- Quelles stratégies appropriées devrait-on concevoir et appliquer pour faire adhérer rapidement, sans réserves et à toutes fins utiles, les partenaires associés et les autorités à ce programme ?

Les réponses à ces questions ont été apportées par le terrain et la revue documentaire.

La collecte des données :

Elle a été faite dans les quatre régions naturelles du pays et à Conakry en dix jours par quatre équipes composées d’éléments formés à cet effet.

A ce niveau, les ONG membres du Forum (CICADEF, ADAPE-GUINEE) ont été largement impliquées, de même que les Conseillers Régionaux des Organisations de la Société Civile de : Kindia, Boké, Kankan et N’Zérékoré

Dans les régions naturelles, elle a touché des responsables administratifs, des élus locaux, des leaders d’opinion, des membres de la communauté dont des réfugiés ou des déplacés et des jeunes/adolescents des deux sexes.

Le recueil d’informations a été fait à travers des interviews et des focus.

A Conakry, l’enquête a touché, à travers des interviews, des responsables nationaux et des membres d’organisations (institutions, fondations, ONG) dont ceux du FONGDD et d’ACORD
Les outils de collecte :

Ce sont :

– des grilles d’entretiens individuels pour l’intérieur du pays et pour Conakry ;
– des guides pour discussions de groupes dirigées ou focus pour les communautés et les jeunes/adolescents ;
– des fiches de centralisation accompagnant les grilles et les guides. Elles ont été remplies sur le terrain même, conformément aux exigences de l’approche stratégique.

La considération éthique :

Une formule éthique appropriée a servi d’introduction aux entretiens pour éviter les frustrations.

L’échantillonnage :

Il apparaît à travers le tableau suivant :

Activités Lieux Concernés Ckry Basse Guinée Moyen. Guinée Haute Guinée Guinée Forest. Totaux
H F H F H F H F H F
Interview Ckry Responsables nationaux 2 1 – – – – – – – – 3
Membres d’organisations (Institutions, fondations, ONG, forums) 3 1 – – – – – – – – 4
Responsables sécurité 2 1 – – – – – – – – 3
Totaux 7 3 – – – – – – – – 10
Interview Régions
Responsables administratifs 2 – – 2 – 2 – 6
Élus locaux 1 1 1 1 1 1 1 1 8
Hommes de la communauté 1 – 1 – 1 – 1 – 4
Femmes de la communauté – 1 – 1 – 1 – 1 4
Homme réfugié ou déplacé 1 – 1 – 1 – 1 – 4
Leader d’opinion 1 1 1 1 1 1 1 1 8
Femme réfugiée ou déplacée – 1 – 1 – 1 – 1 4
Totaux 6 4 4 4 6 4 6 4 38
Focus group Commu-nautés Hommes de la communauté 1 – 1 –
1 – 1 – 4
Femmes de la communauté – 1 – 1 – 1 – 1 4
Jeunes/adolescents 1 – 1 – 1 – 1 – 4
Jeunes/adolescentes – 1 – 1 – 1 – 1 4
Totaux 2 2 2 2 2 2 2 2 16

Les interviews ont concerné 50 personnes dont 10 à Conakry, niveau central. Quarante huit (48) personnes ont été touchées. Seize (16) focus groups, à raison de 4 par région ont été réalisés. Et comme chaque focus mobilise 8 personnes, c’est 128 personnes qui ont été atteintes. Donc au total, sur 178 personnes ciblées pour fournir des informations, 176 ont été réellement contactées.

Le dépouillement :

Il a été fait au fur et à mesure du déroulement du travail sur le terrain. C’est ce qui a permis de remplir les fiches de centralisation chaque jour et de vérifier l’exactitude des données retenues.

L’analyse de contenu :

Toutes les données ont été acheminées à Conakry, souvent avec des retards justifiés par les évènements contingents liés à la fièvre de l’élection présidentielle. L’analyse a été faite suivant les techniques récentes de l’analyse de contenu par le consultant et son assistant.

Rédaction du rapport :

Elle a été faite par le consultant et son assistant.

Calendrier de travail : Pour trente (30) jours ouvrables :

N° Activités Période
5 j 5 j 5 j 5 j 5 j 5 j
1 Revue documentaire X X X X X
2 Conception du question et pré test X
3 Activités de terrain X X
4 Centralisation des données X
5 Analyse de contenus X X
6 Rédaction du rapport X X
7 Dépôt du rapport X

Il convient de souligner que ces jours, contrairement aux attentes, ont été discontinus pour plusieurs raisons : difficultés liées aux déplacements, disponibilité de la population ciblée pour les interviews, réticence de certaines personnes qu’il fallait mettre en confiance vu la délicatesse du thème, fièvre des reports successifs des élections présidentielles. Mais, malgré tout cela, le courage et la détermination n’ont pas fait défaut chez les réalisateurs de l’étude. .

FORUM DES ONG POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE (FONGDD)
——————–

ASSOCIATION DE COOPERATION ET DE RECHERCHE POUR LE DEVELOPPEMENT (ACCORD)

DES MECANISMES ILLICITES D’APPROVISIONNEMENT DE LA REPUBLIQUE DE GUINEE EN ARMES DEGUERRE (ARMES LEGERES) ET LE DROIT DE PROTECTION DES POPULATIONS CIVILES

GRILLE DES ENTRETIENS INDIVIDUELS POUR CHEFS DE SERVICE DES FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE :

FORMULE ETHIQUE :

Madame, Monsieur,

Je m’appelle … et je suis …

Nous sommes désignés pour concevoir une stratégie efficace en vue de détruire le mécanisme illicite d’approvisionnement de la République de Guinée en armes de guerre et de promouvoir le droit de protection des populations civiles. Nous vous serions gré de bien vouloir nous outiller en répondant librement au questionnaire ci-après que nous avons l’honneur de vous soumettre. Nous vous rassurons que la confidentialité sera de rigueur et les informations recueillies ne seront utilisées que dans le cadre de cette unique étude. En vous remerciant d’avance, je serai heureux de savoir si votre temps vous permet de me recevoir aujourd’hui ou un autre jour à votre convenance.

-1 Avez-vous connaissance du trafic de la circulation illicite des armes dans votre
région ou dans votre préfecture ou dans le pays ?

2- Quelles sont les zones les plus reconnues pour le trafic illicite des alpc ?
3- Pourrez vous citer les portes d’entrée et les portes de sorties des alpc ?
4- Quelles sont les villes qui renferment le plus de civils détenteurs d’alpc ?
5- Depuis quand constate-t-on la prolifération des alpc en Guinée ? quelles en sont les conséquences ?
6- Que pourrait-on envisager pour combattre ce phénomène ?

FORUM DES ONG POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE (FONGDD)
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ASSOCIATION DE COOPERATION ET DE RECHERCHE POUR LE DEVELOPPEMENT (ACCORD)

DES MECANISMES ILLICITES D’APPROVISIONNEMENT DE LA REPUBLIQUE DE GUINEE EN ARMES DEGUERRE (ARMES LEGERES) ET LE DROIT DE PROTECTION DES POPULATIONS CIVILES

GRILLE DES ENTRETIENS INDIVIDUELS : NIVEAU REGIONAL/PREFECTORAL

FORMULE ETHIQUE :

Madame, Monsieur,

Je m’appelle … et je suis …

Nous sommes désignés pour concevoir une stratégie efficace en vue de détruire le mécanisme illicite d’approvisionnement de la République de Guinée en armes de guerre et de promouvoir le droit de protection des populations civiles. Nous vous serions gré de bien vouloir nous outiller en répondant librement au questionnaire ci-après que nous avons l’honneur de vous soumettre. Nous vous rassurons que la confidentialité sera de rigueur et les informations recueillies ne seront utilisées que dans le cadre de cette unique étude. En vous remerciant d’avance, je serai heureux de savoir si votre temps vous permet de me recevoir aujourd’hui ou un autre jour à votre convenance.

A-1 Avez-vous connaissance du trafic de la circulation illicite des armes dans votre région ou dans votre préfecture ?

Oui : /__/ Non : /__/

A-1-1- Si oui, à quelle époque l’avez-vous appris ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

A-1-2- A quelle occasion ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

A-1-3- Par qui ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

A-1-4- Quels sont les sous-préfectures, districts ou villages qui ont été repérés dans ce trafic d’armes ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

A-1-5- Connaissez-vous la provenance de ces armes ?

Oui : /__/ Non : /__/

A-1-6- Si oui, comment l’avez-vous su ?

A-1-6-1- Par la communauté : /__/

A-1-6-2- Par un membre de ma famille : /__/

A-1-6-3- Au cours d’une réunion formelle : /__/ Préciser . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

A-1-6-4- Par la presse écrite : /__/

A-1-6-5- Par la radio : /__/

A-1-6-6- J’ai suivi un déplacement ou évènement : /__/ Préciser : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

A-1-6-7- J’ai reçu un rapport : /__/ En donner l’origine : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

A-2- Pouvez-vous citer les voies d’accès de ces armes dans votre région, préfecture, district ou village ?

Oui : /__/ Non : /__/

Si oui :

A-2-1- La route : /__/

A-2-2- La brousse : /__/

A-3- Quels sont les moyens d’acheminement des armes ?

A-3-1- Véhicule : /__/

A-3-2- Engin à deux roues : /__/

A-3-3- Sur la tête : /__/

A-3-4- Par avion : /__/

A-3-5- Par mer ou cour d’eau : /__/

A-4- Quelles sont les opportunités pour faire rentrer ces armes dans le pays de façon frauduleuse ?

A-4-1- Jour des marchés hebdomadaires : /__/

A-4-2- La nuit : /__/

A-4-3- Le jour : /__/

A-4-4- Pendant les cérémonies : /__/

A-4-5- Autres : /__/ A préciser : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

B- Barrières/Obstacles repérés à l’approvisionnement illicite de la Guinée en armes de guerre :

B-1- Les trafiquants d’armes se cachent-ils de certaines personnes ou institutions comme :

B-1-1- Douaniers : /__/

B-1-2- Policiers : /__/

B-1-3- Gendarmes : /__/

B-1-4- Militaires : /__/

B-1-5- Elus locaux : /__/

B-1-6- Notables/Vieux : /__/

B-1-7- Bureaux des districts : /__/

B-1-8- Sous-préfets : /__/

B-1-9- Femmes : /__/

B-1-10- Jeunes : /__/

B-1-11- Autres : /__/ A préciser : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

B-2- Pourquoi les trafiquants d’armes se cachent-ils, selon vous ?

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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B-3- Vous a-t-on parlé de cas de corruption à ce niveau ?

Oui : /__/ Non : /__/

B-3-1- Si oui, parlez-en : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

B-4- Selon vous, qu’est-ce qui favorise ce trafic d’armes ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

C- Situation actuelle :

C-1- Pouvez-vous affirmer qu’il existe aujourd’hui des armes dans certains ménages ou avec certains individus ?

Oui : /__/ Non : /__/

C-2- Si oui, quelles sont les localités qui sont soupçonnées de renfermer plus de possesseurs d’armes illicites de guerre ?

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

C-3- Quel est le nom des armes les plus courantes qui font l’objet de ce trafic ?

C-3-1- Pistolet : /__/

C-3-2- SKS : /__/

C-3-3- PMAK : /__/

C-3-4- Carabine 44 : /__/

C-3-5- Grenade : /__/

C-3-6- Autres : /__/ A préciser : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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C-4- Avez-vous une idée sur le prix de ces armes ?

Oui : /__/ Non : /__/

C-4-1- Si oui, quel est le prix de ces armes en Francs Guinéens (par unité) ?

C-4-1-1- Pistolet : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

C-4-1-2- SKS : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

C-4-1-3- PMAK : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

C-4-1-4- Carabine 44 : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

C-4-1-5- Grenade : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

C-4-1-6- Autres : /__/ A préciser : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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D- Attitudes/réactions des populations face à la circulation illicite d’armes de guerre dans le pays :

D-1- Les populations sont-elles conscientes que des armes existent dans certains ménages et/ou au niveau de certains individus ?

Oui : /__/ Non : /__/

D-2- Pouvez-vous estimer la fraction qui en est consciente ?

D-2-1- 1/5 : /__/

D-2-2- ¼ : /__/

D-2-3- 1/3 : /__/

D-2-4- ½ : /__/

D-2-5- Plus de la moitié : /__/

D-2-6- Presque tout le monde : /__/

D-3- Comment la population réagit-elle face à cette circulation illicite des armes de guerre ?

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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D-4- Avez-vous constaté dans votre région des réactions de la population face à ce danger, réactions comme celle-ci :

D-4-1- Plaintes collectives formalisées : /__/

D-4-2- Manifestations : /__/

D-4-3- Déclarations à la radio : /__/

D-4-4- Interventions/déclarations dans les presses écrites : /__/

D-4-5- Séminaires/ateliers : /__/

D-4-6- Autres : /__/ A préciser : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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D-5- Si une ou plusieurs des réactions ci-dessus ou d’autres ont eu lieu, précisez-les en en donnant la date ou la période approximative ainsi que l’ampleur.

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D-6- Selon vous, qui doit protéger les populations contre cette prolifération d’armes de guerre dans le pays ?

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D-7- Des efforts ont-ils été faits dans ce sens ?

Oui : /__/ Non : /__/

D-8- Si oui, lesquels ?

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D-8-1- Qui en était l’instigateur ?

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D-8-2- Qu’est-ce qui a été concrètement fait et par qui ?

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D-8-3- Quels résultats a-t-on obtenu ?

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D-8-4- Les populations ont-elles été satisfaites des résultats ?

Très bien : /__/ Bien : /__/ Moyennement : /__/ Pas tellement : /__/ Pas du tout : /__/

E- Protection des populations :

E-1- Selon vous, que faudrait-il faire pour récupérer les armes qui sont dans les ménages ou avec les individus ?

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E-2- Que faudrait-il envisager et mettre en œuvre pour protéger les populations de façon durable et faire revenir la quiétude et la confiance entre les citoyens ?

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FORUM DES ONG POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE (FONGDD)
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ASSOCIATION DE COOPERATION ET DE RECHERCHE POUR LE DEVELOPPEMENT (ACCORD)

DES MECANISMES ILLICITES D’APPROVISIONNEMENT DE LA REPUBLIQUE DE GUINEE EN ARMES DEGUERRE (ARMES LEGERES) ET LE DROIT DE PROTECTION DES POPULATIONS CIVILES

GUIDE DES DISCUSSIONS DIRIGEES DE GROUPE OU FOCUS GROUP

Concernés par région :

– Huit (8) hommes de la communauté ;
– huit (8) femmes de la communauté ;
– huit (8) jeunes/adolescents (garçons) ;
– huit (8) jeunes/adolescentes (jeunes filles).

FORMULE ETHIQUE :

Madame, Monsieur,

Je m’appelle … et je suis …

Nous sommes désignés pour concevoir une stratégie efficace en vue de détruire le mécanisme illicite d’approvisionnement de la République de Guinée en armes de guerre et de promouvoir le droit de protection des populations civiles. Nous vous serions gré de bien vouloir nous outiller en répondant librement au questionnaire ci-après que nous avons l’honneur de vous soumettre. Nous vous rassurons que la confidentialité sera de rigueur et les informations recueillies ne seront utilisées que dans le cadre de cette unique étude. En vous remerciant d’avance, je serai heureux de savoir si votre temps vous permet de me recevoir aujourd’hui ou un autre jour à votre convenance.

A- Niveau des connaissances sur l’approvisionnement illicite des armes légères de guerre en Guinée :

A-1- Avez-vous entendu parler d’une introduction frauduleuse d’armes de guerre en Guinée ?

Oui : /___/ Non : /___/

A-1-1- Si oui, par qui ?

A-1-2- A quelle occasion ?

A-1-3- D’où venaient ces armes ?

A-1-4- Comment ces armes sont-elles entrées ?

A-1-5- A quels moments de la journée les fait-on entrer ?

B- Barrières/obstacles à la rentrée des armes :
B-1- Selon vous, le trafiquant d’armes rencontre-t-il des barrières ou obstacles à la frontière ?

Oui : /___/ Non : /___/

B-1-1- Justifiez votre réponse.

B-1-2- A l’intérieur du pays, qui doit les arrêter ?

B-1-3- Pourquoi ne sont-ils pas arrêtés ?

C- Situation actuelle :
C-1- Êtes-vous sûr qu’il y a des personnes qui détiennent des armes de guerre dans votre région, préfecture, district ou village ?

Oui : /___/ Non : /___/

C-1-1- Justifiez votre réponse.

D- Attitudes/réactions de la population face à cette détention illicite d’armes de guerre :
D-1- Quelles réactions a la population face à la détention illicite d’armes de guerre par certains citoyens ?

D-2- Quelles sont les menaces qui pèsent sur les populations, et depuis quand ?

D-3- Pouvez-vous citer des cas de violences de la part des détenteurs de ces armes de guerre ?

D-4- Selon vous, comment faudrait-il faire pour récupérer les armes qui sont dans les ménages et avec les individus ?

E- Protection de la population :
E-1- Qui doit défendre la population ?

E-2- Connaissez-vous ce qu’on a fait dans votre région pour défendre la population ? Si oui, expliquez.

E-3- Quels sont les résultats obtenus ?

E-4- Ces résultats sont-ils satisfaisants pour les citoyens ? Justifiez vos réponses.

E-56 Que faudrait-il envisager et mettre en œuvre pour protéger les populations civiles de façon durable et faire revenir la quiétude et la confiance entre les citoyens ?

Je vous remercie.

Conakry, Décembre 2010