COMPTE RENDU MISSION REPAOC. Bruxelles.18.19.04.13

COMPTE RENDU DE MISSION

Intitulé : Atelier de plateformes régionales d’ONG

Organisateur : Direction Générale Développement et Coopération –EuropAid (Commission européenne)

Participant(e) : Mme Saran Touré, Secrétaire Générale du REPAOC

Date et Lieu : Bruxelles du 18 au 19 avril 2013

Résumé.

Du 18 au 19 avril 2013 s’est tenu à Bruxelles un atelier de haut niveau ayant regroupéplus de 50représentant(e)s deplates-formes et coalitions d’ONG venus d’Afrique, d’Asie/pacifique, d’Amérique Latine, d’Europe et des Pays du voisinage des régions de l’Est et du Sud. Il s’agit là d’une première pour l’UE, de réunir autour d’une table les coalitions, plates-formes et autres réseaux des différentes régions du monde.

La rencontre avait pour objectifs de : présenter les engagements de l’Europe avec la Société Civile dans le domaine des relations extérieures, le futur Forum Politique sur le Développement (FPD) initié par l’UE, prendre connaissance du potentiel existant en matière de plates forme, réseaux et coalitions d’ONG au niveau régional, présenter les expériences et les résultats du dialogue structuré pour un partenariat efficace lancé en 2010, discuter des enjeux du futur Forum politique sur le Développement et trouver un accord sur la représentativité des plates-formes et autres coalitions régionales au sein du futur Forum politique .

L’atelier a été structuré en trois parties.

Première partie : elle a porté tout d’abord sur la présentation de l’UE, sa politique générale par Baglio Angelo, Chef de l’unité de la DG DEVCO, Unit B2, Civil society et Local Autorités avant de procéder à la présentation du Forum Politique sur le Développement par Jorge Balbis, membre du dialogue structuré et du groupe de travail intérimaire sur le FPD. A noter la présence effective de toute l’équipe de la DG DEVCO à cet atelier.

Ce fût une occasion pour l’ensemble des participant(e)s de mesurer l’évolution de l’UE depuis sa création et de partager ses acquis dans le cadre du développement et les résultats du dialogue structuré par le groupe de travail intérimaire.

Deuxième partie : un panel consacréaux points de vue des ONG sur les engagements de l’UE avec la Société Civile et les Autorités Locales : Expériences sur le dialogue structuré pour un partenariat efficace.
Cette partie a été animée par le panel des Ambassadeurs du dialogue structuré et facilité par CONCORD. Cinq ambassadeurs représentants chaque région ont partagé leurs expériences en matière de dialogue structuré. Il s’agit de : Christine Angela pour l’Afrique, Vazha Salamadze des pays du voisinage de la région East, de Anas El Hasnaoui des pays du voisinage du Sud, de Aroma Dutta de l’Asie et de Blanca Mirna Benavides de l’Amérique Latine.

De ces expériences, quelques enseignements ont retenu l’attention :

 la nécessité d’aller plus loin dans le dialogue avec l’UE ;
 le besoin de rapprocher les pays partenaires de l’UE pour qu’ils contribuent au dialogue ;
 une meilleure compréhension du rôle de la société civile comme acteur du développement et la nécessité de recherche de synergie avec les autres acteurs ;
 la participation des autres acteurs au dialogue (institutions, gouvernements, autorités locales etc…..) ;
 le positionnement qui change avec plus de prise de position face aux politiques et aux enjeux ;
 une meilleure structuration des OSC (un problème qui demeure pour les OSC en Afrique) ;
 l’approche consultation, recherche pour un consensus dans un contexte ou les uns et les autres sont préoccupés par la recherche de légitimité et de représentativité ;
 le dialogue structuré qui permet de remonter les informations de la base au sommet. C’est un processus de décentralisation qui permet d’apporter des changements pour que le développement impacte la vie des populations ;
 le dialogue structuré qui permet aux petits pays (cas de l’Asie/pacifique) de contribuer à la politique de développement ;
 un moyen d’ouvrir de nouveaux espaces pour les femmes et les jeunes ;

Troisième partie :les travaux de groupe par région pour approfondir la compréhension sur le dialogue structuré et le forum politique sur le développement avec pour résultat final la désignation de nos représentants au FPD.
La région Afrique était représentée par 10 participant(e)s venus de quatre sous régions (Afrique de l’ouest, Afrique du centre, Afrique de l’est et Afrique australe). Il s’agit du REPAOC, du REPONGAC, du SADC Council of NGO’s, de AACC, de AFRODAD, du CCP-AU, de EACSOF de NEMA du COSADER et de FEMNET.La modération assurée par le REPAOC et le rapportage par FEMNET.

Les discussions ont en grade partie porté sur des questions de compréhension et du processus parce que plusieurs participants prenaient part au processus pour la première fois. Le rôle et le mandat du FIP, les mécanismes de communication pour contribuer au forum sont entre autres questions soulevées.

Des débats très houleux mais constructifs ont animé cette partie de l’atelier. Des organisations comme la SADC Council NGO’s et le CCP-AU après plusieurs discussions ont jugé nécessaires de s’abstenir, le temps de consulter leur base. Pour les autres organisations, l’Afrique ne peut être absente du processus à ce stade car elle est partie prenante du dialogue structuré depuis la rencontre de Bamako. A Bruxelles, il s’agit de poursuivre le processus en mettant en place le FPD. Un vrai défi diront les participants. Pour terminer les structures présentes se sont engagées à participer aux processus pour apporter la contribution des sociétés civiles africaines. Ce sont : le REPAOC, le REPONGAC, EACSOF et FEMNET. Il reste entendu que l’Afrique ne dispose que de trois places pour la société civile.
Le REPAOC s’est engagé et désignera son ou sa représentant(e) par écrit adressée à la DG DVCO Unit B2 à la date indiquée.

Toutes les autres régions ont désignés leurs structures représentantes et parfois les représentants au cours de la rencontre de Bruxelles pour prendre part au processus de mise en place du Forum Politique sur le Développement qui démarre en juin prochain.

Les conclusions de différents travaux de groupe ont été restitués en plénière par les rapporteurs de chaque région. Une occasion pour le chef de l’Unité DEVCO de revenir sur la nomenclature du FPD et les critères de représentation.

Le FID regroupera 70 membres en tout représentant les OSC, les syndicats, les autorités locales de toutes les régions du monde. Pour Mr. Baglio Angelo, chaque région dispose d’un certain nombre de siège et il est souhaitable que des plates-formes ou coalitions à caractère régionale et représentatives participent au groupe de travail du FPD au nom de la société civile. Il insistera sur la désignation des représentants au plutard le 1er mai 2013 pour faciliter les préparatifs de la rencontre de juin prochain à Bruxelles sur le Forum Politique sur le Développement (FPD).

Une charte du FPD déjà élaboré et validé sera disponible et diffusée auprès des participant(e)s d’ici fin avril.

Rédigé par : Mme Saran Touré, Secrétaire Générale du REPAOC